Accueil Sport ENTRETIEN. Jeux paralympiques : « J’aimerais qu’on porte une autre vision sur le handisport »

ENTRETIEN. Jeux paralympiques : « J’aimerais qu’on porte une autre vision sur le handisport »

...
photo  mulsanne, jeudi 12 août. au domicile de gilles lhommeau, président du comité handisport de la sarthe.  ©  photo le maine libre 2

Mulsanne, jeudi 12 août. Au domicile de Gilles Lhommeau, président du comité handisport de la Sarthe. © Photo Le Maine Libre

Fraîchement promu à la tête du Comité départemental handisport de la Sarthe, Gilles Lhommeau estime que la diffusion des Jeux paralympiques, qui commencent ce 24 août 2021, ne suffira pas à bousculer les mentalités. Selon lui, il est nécessaire d’agir à l’échelle des clubs et de s’appuyer sur des éducateurs engagés.

Le Maine Libre : Qu’attendez-vous de ces Jeux Paralympiques ?

Gilles Lhommeau, président du comité handisport de la Sarthe : « J’aimerais que les gens arrêtent de dire « les pauvres », qu’ils portent une autre vision sur le handisport. J’aimerais que la vision du handisport ne soit pas uniquement centrée sur le fauteuil roulant. Il existe des handicaps fantômes, comme quelqu’un de sourd. Cela pervertit la vision sociale du handicap. Sur les panneaux de stationnement, ce sont toujours des indications avec un fauteuil roulant. »

La couverture audiovisuelle des Jeux paralympiques est-elle de nature à normaliser le regard que portent les gens sur le handisport ?

« Oui, c’est possible. Mais il faudrait aussi que les gens viennent voir ce qu’il se passe sur le terrain. Il n’y a pas que des sportifs de haut niveau. Quand je m’occupe des personnes de la MAS (Maison d’accueil spécialisée) de Mulsanne, avec de lourds handicaps, je sais pertinemment qu’ils ne joueront pas au tennis de table. L’essentiel est ailleurs. On rigole, on se vanne et c’est super. Je pense que le handicap fait encore peur. Lorsqu’on propose des activités de sensibilisation, on a déjà eu des personnes qui ont refusé de s’asseoir dans un fauteuil sous prétexte que cela porterait malheur (rires). C’est tout un tas de clichés que ce genre d’événement pourrait aider à faire disparaître. »

+ Mamers. Mieux comprendre le handicap par l’expérience au lycée de Perseigne

« Donner du bien-être aux gens »

Quelle dynamique peut engendrer la tenue des Jeux sur la pratique du handisport en Sarthe ?

« Cela peut motiver les gens pour aller jusqu’à la compétition. Cela permet de découvrir des disciplines, comme la boccia (N.D.L.R. : un sport s’apparentant à la pétanque, jouée en intérieur, pour des personnes atteintes de paralysie cérébrale). Le principal, c’est de donner du bien-être aux gens. Les gens viennent pour le plaisir. Il faut apporter à chacun ce dont il a besoin. »

Comment expliquer qu’il n’y ait à Tokyo aucun Sarthois affilié dans un club du département ?

« Nous comptons seulement 10 associations au sein du Comité, pour 100 à 120 licenciés. On a besoin de se développer. »

« On ne peut pas faire que du bénévolat »

Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France

En trouvant des encadrants ?

« Il faut qu’on arrive à convaincre des personnes d’encadrer. Cela peut être aussi de manière professionnelle. On ne peut pas faire que du bénévolat. Mais il faut qu’elles aient la passion. C’est presque plus difficile d’avoir des encadrants que des encadrés. »

Avec le Comité Départemental Olympique de Sarthe, qu’allez-vous mettre en place pour sensibiliser les gens à trois ans des Jeux de Paris ?

« On va contacter les comités des différents sports pour développer des activités handisports. Cela se fera dès septembre. Organiser des tables rondes, puis en abordant des thèmes de travail par groupe. C’est comme ça qu’on avancera. C’est la première fois que ça va se faire. Si une dizaine de clubs restent en stand-by du comité, il y a bien des raisons. Il faut aller les chercher. Je veux qu’on renforce notre action dans les entreprises. On va les faire jouer au basket, en fauteuil roulant. Les affiches, ça ne sert à rien. »

+ Jeux Olympiques 2024. Sept sites sarthois retenus comme centres de préparation

>>> À Coulaines, la section volley assis veut profiter de l’engouement des JO

photo christophe luys  ©  megane gazeau

Christophe Luys Megane Gazeau

Créée en 2018, cette section ouverte aux valides et non valides peine à attirer les volleyeurs. Christophe Luys, président des JS Coulaines, entend surfer sur la dynamique du titre olympique de l’équipe de France pour créer une équipe inscrite en championnat.

L’enthousiasme des jeunes, je l’ai sur la section classique mais pas sur le volley assis. » Pour Christophe Luys, président de la section volley aux Jeunesses Sportives de Coulaines, le chemin vers la création d’un club de volley assis s’avère étroit et parsemé d’obstacles. Il y a trois ans, il a lancé cette section avec l’idée de promouvoir une pratique inclusive. Valides et non valides réunis. Cette discipline, inscrite aux Jeux paralympiques depuis 1980, ressemble peu ou prou au « volley classique ». Six joueurs de chaque côté, d es passes, des attaques et des blocs », abonde Luys. Seules la hauteur du filet et la longueur du terrain changent. Malgré la volonté et la détermination du président du comité de volley en Sarthe, les JSC n’ont jamais réussi à convaincre les athlètes volleyeurs de s’engager dans la durée. On a une dizaine de joueurs qui participent à des actions ponctuelles. »

Téléchargez la nouvelle appli des médias du groupe Sipa Ouest-France

Profiter de la vague olympique

Pour inscrire son action dans le temps et devenir le premier club de volley assis en Sarthe, Christophe Luys veut tirer profit de l’engouement suscité par le titre olympique de l’équipe de France à Tokyo. C’est une aubaine pour nous. Le handball a eu son heure de gloire. À nous de l’avoir. »

La saison prochaine, les JSC noueront un partenariat avec l’Arche, le Pôle Régional du handicap, pour séduire des personnes affectées par un accident de la route. Mais avant de se projeter dans les mois suivants, la Fête des sports de Coulaines, le 28 août, s’avère le premier rendez-vous incontournable de la saison.

 
Antoine GROTTERIA.    Maine Libre  

Retrouvez d'autres actus sur les communes de :

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Le Mans

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Quiz et jeux

Retour en haut