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Basket. « Je n’aurai aucun mal à retourner dans l’ombre » : Antoine Mathieu, un intérim des plus naturels... |
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Antoine Mathieu (au centre) aura coaché trois matchs du MSB en l’absence de Guillaume Vizade. © Photo Le Maine Libre - Yvon Loué
Ce mardi 27 janvier 2026, contre l’Hapoël Holon en Ligue des champions, Antoine Mathieu va coacher le MSB pour la troisième et dernière fois. Un intérim qui se passe naturellement en attendant le retour de Guillaume Vizade dans quelques jours.
Fidèle assistant des coachs passés au MSB depuis 2017 après avoir été longtemps à la tête de l’équipe Espoirs, Antoine Mathieu est rarement dans la lumière. Mais le congé paternité de Guillaume Vizade, récent papa d’un petit Zachariah, qui ne reviendra que pour le match à Strasbourg (31 janvier), lui a donné l’occasion de prendre les clés du camion MSB pendant une grosse semaine.  Ça n’aurait pu faire qu’un match mais avec la qualification au top 16 de Ligue des champions, ça en fait troisÂ
, sourit l’intéressé, qui aura donc drivé l’équipe à Galatasaray le 21 janvier, contre l’Asvel le 25 janvier et ce mardi 27 janvier face à l’Hapoël Holon.
Une situation largement anticipée
Ce n’est pas la première fois qu’Antoine Mathieu se retrouve dans cette position même si elle n’intervient que rarement.  J’ai remplacé une fois Eric Bartecheky, malade, lors d’un match à Boulazac et une fois Elric Delord, à Saint-Quentin. Mais là , les choses sont différentes car on a bien eu le temps d’anticiper et de s’organiser. Guillaume, en amont, depuis un mois voire un mois et demi, nous laissait plus de choses sur le terrain pour préparer ce moment-là .Â
Car l’absence du coach principal redistribue un peu tous les rôles. Mais ne change pas pour autant fondamentalement les choses.  En général, K.J. (Smith, l’autre assistant) s’occupe de la défense et moi de l’attaque. On a gardé la même organisation
, explique Antoine Mathieu. Ce qui change, c’est que je suis plus dans l’animation, dans la prise de décision évidemment. Mais il me décharge beaucoup.Â
La gestion de l’entraînement est une chose, celle d’un match, une autre. Mais là aussi, les réflexes reviennent vite.  Je me suis dit, c’est comme le vélo, ça ne se perd pas. Mais un peu quand même (sourire). En fait, même si je vis toujours les matchs à fond en tant qu’assistant, là , il faut retrouver de la réactivité dans la prise de décision, les choix. D’habitude, je donne un avis sur telle ou telle chose mais je ne tranche pas.Â
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Un groupe qui répond bien
L’anticipation de la situation a fait passer cet intérim comme une lettre à la poste.  Tu as l’impression d’être prêt quand tu prends le poste, d’être moins tendu. Et je le répète, je suis bien aidé. Et depuis les dernières fois où ça m’était arrivé, j’ai pris de l’expérience. Je me sentais légitime pour faire la pige.Â
Mais avant tout avec une ambition bien loin d’être personnelle.  Ce qui m’habite, c’est que l’équipe poursuive sur sa dynamique et la période positive dans laquelle elle était
, insiste Antoine Mathieu. C’était bien à Galatasaray, ça l’était aussi contre l’Asvel malgré la défaite, j’espère que ça sera aussi le cas contre Holon.Â
Un intermède également bien vécu par le groupe où  certains leaders ont aussi pris plus de responsabilités, ce qui aideÂ
. Les images de la joie des joueurs après le succès en Turquie, aspergeant leur coach du jour, montre la belle harmonie qui y règne.  Je pense que c’était sincère
, insiste Antoine Mathieu.Ils étaient contents pour eux, pour l’équipe et pour moi aussi. Ce n’est pas un groupe qui fait semblantÂ
. Et d’ajouter :  Ce soir (ndlr : après le match contre l’Asvel), Johnny Berhanemeskel est venu s’excuser d’avoir manqué son dernier shoot et me remercier de lui avoir fait confiance. Voilà , ce genre de rapport, c’est bien plus important que d’être dans la lumière et je n’aurai aucun mal à retourner dans l’ombre samedi prochain.Â