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24 Heures du Mans. Julien Andlauer confiant pour l’Hyperpole : « On a toutes nos chances »... |
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Julien Andlauer, vainqueur en LMGTE Am en 2018, retrouve les 24 Heures du Mans avec ambition, vitesse et détermination. © Daniel Fouray / Ouest-France
Au volant de la Porsche 911 RSR n°88 de Dempsey Proton, Julien Andlauer a signé le meilleur temps des qualifications et des essais libres 2 hier aux 24 Heures du Mans. Ce jeudi, le pilote français espère reproduire la même performance sur le circuit sarthois lors de la nouvelle épreuve, l’Hyperpole.
Vainqueur de l’épreuve en 2018 en LMGTE Am, Julien Andlauer, 22 ans, fait son retour aux 24 Heures du Mans avec le plein d’ambition. Le pilote français, présent sur le circuit sarthois pour la quatrième année consécutive, se nourrit de la présence du public pour étancher sa soif de victoire.
« J’aime l’interaction avec les fans, confie-t-il avant de prendre la piste pour les essais libres 3, jeudi, avec sa Porsche n°88 de Dempsey Proton. Ça rajoute de l’ambiance et une atmosphère incroyable qui est propre au Mans. »
Après une 88e édition marquée par la crise sanitaire et le huis clos qui en découlait, Andlauer savoure chaque instant passé sur le circuit, où il se nourrit des différents échanges qu’il peut avoir avec le public.
Nouvelle voiture, mêmes objectifs
Une relation particulière, « surtout pour un Français », qu’il entretient aussi au volant de sa voiture. Mercredi, dans la catégorie LMGTE Am, il a réjoui le public en réalisant le meilleur chrono lors des qualifications ainsi que pendant la deuxième séance d’essais libres.
« On se sent très bien avec l’équipe, assure le jeune pilote tricolore. L’objectif était d’effectuer plusieurs runs, de donner du temps à Dominique (Bastien) et Lance (Arnold). On a réussi à le faire. »
Et de quelle manière. Avec ses deux coéquipiers, Andlauer écarte la concurrence d’une demi-seconde avec son meilleur temps en qualifications (3 min 48 sec 620). Même écart lors de la session nocturne d’essais libres.
Great day with the pole position in qualifying with @protoncompetition tonight and fastest in FP2 in @lemanscup ! Cars were fantastic but only half of the job is done ! Tomorrow we have the qualifying and race 1 of Le Mans cup then the @24heuresdumans Hyperpole ! Full send pic.twitter.com/V93AeDyaha
— julien andlauer (@JAndlauer) August 18, 2021
Louant « l’équilibre » de la voiture, le Français savoure ces performances mais garde la tête froide : « J’ai tout mis bout à bout pour réaliser un joli tour, mais ce n’est que la moitié du travail. Maintenant, place à l’Hyperpole ! »
Pour cette nouveauté de l’édition 2021, qui réunit 23 voitures (5 Hypercars, 6 LMP2, 6 LMGTE Pro et 6 LMGTE Am), l’objectif reste le même : bien apprivoiser la machine, trouver l’équilibre dans la performance et rouler vite.
« J’espère qu’on pourra refaire la même chose, dit-il. On a le potentiel pour le faire avec une très bonne voiture. On a toutes nos chances. À nous, à moi, aussi, de mettre tout ensemble pour réussir le bon tour. »
Passé de la RSR17 à la RSR19 cette année, Andlauer profite d’une voiture plus véloce, mieux rodée. Ce qui n’est pas pour lui déplaire : « Je me sens à l’aise même si ce n’est que la deuxième fois que je roule avec après Portimao mi-juin. Elle est rapide. Avec une équipe qui bosse correctement, on obtient forcément des résultats. »
« Je continue d’apprendre »
Celui qui jongle entre les Porsche pour, aussi, courir lors de la Le Mans Cup, ne perd pas son énergie. Si ces journées « à courir d’un paddock à l’autre, d’une voiture à l’autre » sont fatigantes, il a toujours le même sourire au moment de retrouver la piste.
« Rouler au Mans, c’est incroyable, glisse-t-il avec des étoiles dans les yeux. Je continue d’apprendre, à prendre de l’expérience et faire de mon mieux au bout de quatre ans avec Porsche et Dempsey Proton. »
Entre les essais libres et l’Hyperpole, jeudi sera une journée importante pour Andlauer. Si toutefois, le pilote français parvient à rejoindre son équipe : « Je suis allé faire un tour dans le village, ça fait du bien de voir du monde. Pas trop non plus, qu’on puisse encore marcher (rires). »