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« C’est casser pour casser » : un petit club de foot de Sarthe victime d’actes répétés de vandalisme... |
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Les portes des locaux techniques ont été forcées. Chaque année, le club de football Saint-Vincent Sport (SVS), de Saint-Vincent-des-Prés (Sarthe), fait face à des actes de vandalisme. Lundi 24 juillet 2023, un nouvel abus a été constaté : le troisième en moins de deux mois. © Saint-Vincent Sport
Chaque année, le club de football Saint-Vincent Sport (SVS), de Saint-Vincent-des-Prés (Sarthe), fait face à des actes de vandalisme. Lundi 24 juillet 2023, pour la troisième fois en moins de deux mois, de nouvelles dégradations ont été constatées, auxquelles s’ajoutent cette fois des vols. La goutte d’eau pour le SVS.
Qui en veut au club de football de Saint-Vincent-des-Prés, au nord de la Sarthe ? C’est la question que se pose Antoine Liget, vice-président du Saint-Vincent Sport, après un nouvel acte de vandalisme. Le troisième en moins de deux mois.
Prévenu par la mairie, un membre du club a constaté les dégâts lundi soir, 24 juillet 2023. L’entrée des locaux techniques du SVS a été forcée, probablement « dimanche soir ou lundi », rapporte Antoine Liget, et l’intérieur, saccagé. « Une enceinte et quelques objets qui ne valent rien » ont été volés et des inscriptions injurieuses ont été écrites sur la plaque d’une porte.
Un dépôt de plainte envisagé
« C’est casser pour casser, c’est agaçant », souffle le vice-président, qui revient sur les événements des semaines précédentes : « La première fois, la porte du vestiaire visiteurs avait été forcée – et il n’y a rien à voler dedans. La deuxième fois, c’était celle du vestiaire de Saint-Vincent. » Aujourd’hui, le vice-président en a « ras-le-bol ». « On a connu ça plusieurs fois les années précédentes. Mais souvent, on a eu des mea culpa, des retours, mais là, rien. »
« Avec l’accord des autres membres », il a publié une « lettre ouverte » sur le compte Facebook du club, mardi 25 juillet, dans laquelle il invite les auteurs « se manifester afin de restituer le matériel dérobé et, pourquoi pas, aider à réparer les éléments détériorés ». Antoine Liget compte également aller porter plainte en fin de semaine.
Un club qui se bat déjà pour exister
Le SVS doit, à chaque dégradation, piocher dans ses deniers pour effectuer les réparations. Or, « on arrive déjà difficilement à joindre les deux bouts. On est un petit club avec un budget de trois ou quatre mille euros. »
« Nous nous battons déjà contre la fédération, son règlement et ses cotisations défavorisant les « petits » clubs tel que le nôtre, écrit-il sur le réseau social. Nous luttons difficilement contre cette délinquance répétitive saccageant le peu de moyens que des bénévoles, en plus de leur travail et de leur vie de famille, s’efforcent de maintenir. »