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Vouvray-sur-Loir. SARL Chéneau : « Mon père a démarré seul avec un 2 CV et une échelle »... |
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Christophe Chéneau montre une pièce réalisée avec une plieuse à commande numérique. © Le Maine libre
En ce début 2021, la société Chéneau est reconnue pour son expertise concernant les travaux de toiture et de restauration de patrimoine. « Le Maine libre » a rencontré le fils du fondateur, Christophe.
Située à Coëmont, la SARL Chéneau est une entreprise familiale créée en 1975 par Jean-Michel Chéneau, et celui-ci l’a transmise à son fils Christophe en l’an 2000. Mon père a démarré seul avec une Citroën 2 CV et une échelle
confie celui-ci.
Restauration des toitures de la Rotonde ferroviaire de Montabon, entre autres
Christophe Chéneau poursuit : J’ai rejoint mon père en 1985, ensuite j’ai suivi la ligne de l’apprentissage en alternance avec un CAP et un bac pro en final. J’ai également repris l’entreprise « Art de toit 37 » où le premier ouvrier de mon père s’était installé à Saint-Paterne-Racan dans la zone artisanale du Vigneau. Cette reprise permet de supprimer cette « frontière » entre les deux départements, et d’augmenter ma clientèle. Ici nous sommes une dizaine, et trois en Indre-et-Loire
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Cette société est reconnue pour son expertise concernant les travaux de toiture et de restauration de patrimoine sur les départements 72, 41 et 37. C’est un métier qui se modernise, mais qui conserve une forte tradition. Avec l’apport des technologies de modélisation 3D et d’usinage numérique, le métier a évolué.
Les atouts techniques
Nous possédons la certification Qualibat, cela nous a permis d’être sélectionnés avec une autre entreprise pour restaurer les toitures de la Rotonde ferroviaire de Montabon. Pour être agréé, il faut avoir des références de chantiers et montrer que nous respectons les exigences réglementaires du métier. Nous sommes équipés en matériels lourds, dont une grue de 33 mètres et un atelier de façonnage numérique pour la zinguerie. Nous avons une profileuse de gouttières installée dans un camion atelier, qui permet de fabriquer au mètre des gouttières en aluminium avec 24 couleurs au choix. Ces investissements me permettent de travailler pour mes confrères ».
Former des collaborateurs
Le chef d’entreprise révèle : J’ai formé une trentaine d’apprentis, et actuellement nous en avons quatre en bac pro. Pour ne pas perdre le savoir-faire, nous essayons de garder le travail manuel en priorité sur le travail numérique, nous taillons encore tout à la main. Je suis passé par l’apprentissage, j’ai remplacé un professeur au CFA pendant une période, et maintenant je suis correcteur ».
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Déjà une 3e génération
Christophe Chéneau est membre du conseil d’administration de la Cobat, coopérative d’artisans composée actuellement de 167 adhérents, qui regroupe les métiers du bâtiment. Cela nous permet d’optimiser les approvisionnements, de rencontrer et d’échanger avec d’autres artisans. Dès que l’on a des soucis, notamment en cette période de Covid-19, on se sent moins seul ».
Avec une médaille d’or départementale de meilleur apprenti de France, Louis, 18 ans, le fils de Christophe, est également salarié de l’entreprise, ainsi qu’un neveu. Je ne veux pas les pousser à reprendre l’entreprise mais ce sera leur choix, car les normes sont de plus en plus prenantes ».
Avec des descendants motivés et qualifiés, cette société familiale a de beaux jours devant elle.
Chéneau SARL, tél. 02 43 44 08 57, sarl.cheneau@gmail.com
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