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Utilité, biodiversité… Près de La Flèche, un sentier pour comprendre la zone humide d’Arthezé... |
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Mathieu Brossard, éducateur à l’environnement au centre permanent d’initiatives pour l’environnement (CPIE) des vallées de la Sarthe et du Loir, a présenté le sentier d’interprétation de la zone humide d’Arthezé, près de La Flèche (Sarthe), aux élus venus l’inaugurer, ce mardi 10 septembre 2024. © Ouest-France
Un tout nouveau sentier d’interprétation de la zone humide d’Arthezé, au nord de La Flèche (Sarthe), a été inauguré ce mardi 10 septembre 2024. L’occasion de découvrir des trésors botaniques souvent méconnus.
Un aboutissement de presque dix ans de travail. Les élus ont inauguré, mardi 10 septembre 2024, en fin d’après-midi, le sentier d’interprétation de la zone humide communale d’Arthezé, à une quinzaine de kilomètres au nord de La Flèche (Sarthe). Il s’agit ni plus, ni moins d’un chemin enherbé jalonné de plusieurs panneaux explicatifs et pédagogiques de ce qu’est une zone humide.
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Les élus, dont le maire d’Arthezé (Sarthe), Sylvain Poirrier (avec une casquette), ont découvert le sentier d’interprétation de la zone humide. Ouest-France
« Des réservoirs de biodiversité »
2015 était l’année de l’étude de faisabilité ; 2018, celle d’un diagnostic environnemental mais aussi de carottage du site. « En 2019, les objectifs fixés étaient de restaurer la zone humide, la valoriser et proposer aux habitants un espace de découverte et de sensibilisation aux milieux humides et à la biodiversité, raconte le maire, Sylvain Poirrier. Le tout associé à un message clair : les zones humides sont des réservoirs de biodiversité en voie de disparition, pourtant d’une grande utilité. » Coût de ce réaménagement : 26 300 €, financés par la Région des Pays de la Loire, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et un autofinancement de 8 380 €.
La mare a repris vie
Et force est de constater que le pari est réussi : la mare a repris vie, même si les joncs sont encore un poil envahissants, tandis qu’ici et là , on distingue de la Reine-des-prés, réputée notamment pour attirer les abeilles, mais aussi de la guimauve et des roseaux phragmites, dont les tiges étaient autrefois utilisées pour réaliser des clôtures.
Reste désormais à la population de s’approprier cet espace, dont l’accès à quelques mètres de la mairie se fait par la rue de la Cure.