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Une bactérie dans une rivière sarthoise menace des cultures maraîchères et de pommes de terre... |
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Quinze communes du sud de la Sarthe, traversées par le Loir, sont concernées par les restrictions dues à la présence d’une bactérie. © Archives Ouest-France
La bactérie ralstonia solanacearum, qui peut affecter la production de pommes de terre et de cultures maraîchères, a été détectée dans la rivière le Loir, dans le sud de la Sarthe. Conséquence, la préfecture met en place des restrictions d’usage de l’eau dans plusieurs communes.
Ralstonia solanacearum. C’est le nom de la bactérie détectée dans l’eau d’une partie de la rivière le Loir, qui traverse le sud de la Sarthe, informe ce mardi 15 avril 2025 la préfecture de la Sarthe, dans un communiqué. Bien que « totalement inoffensive pour l’homme et les animaux », indiquent les services de l’État, cette bactérie peut « affecter la production de pommes de terre et les cultures maraîchères notamment de la famille des solanacées (aubergines, tomates, piments/poivrons) ».
« Elle peut survivre plusieurs années dans le sol ou les débris végétaux et se propage souvent par l’eau d’irrigation contaminée, décrit la préfecture. Elle pénètre dans la plante par des racines blessées, des lésions de la tige ou les stomates. Favorisée par les températures chaudes et l’excès d’eau, la bactérie se multiplie dans les tissus vasculaires qu’elle obstrue, provoquant alors souvent un flétrissement du feuillage et un noircissement des tubercules. Elle est responsable de baisses de rendement importantes et de pertes en conservation. »
Quinze communes concernées
Conséquence, afin d’éradiquer la présence de ce micro-organisme, des mesures spécifiques sont mises en place sur la zone contaminée située sur le territoire de plusieurs communes : Aubigné-Racan, Bazouges-Cré-sur-Loir, Clermont-Créans, Dissay-sous-Courcillon, La Bruère-sur-Loir, La Chapelle-aux-Choux, La Flèche, Le Lude, Luché-Pringé, Mareil-sur-Loir, Montval-sur-Loir, Nogent-sur-Loir, Saint-Germain-d’Arcé, Thorée-les-Pins, Vaas. « L’eau prélevée sur ces communes et uniquement sur celles-ci, directement dans le Loir ou dans des plans d’eau ou réserves alimentés même partiellement par le Loir, ne peut être utilisée pour irriguer ou arroser les cultures de la famille des solanacées (pommes de terre, tomates, aubergines et piments/poivrons). »
Sept exploitations agricoles concernées
Cette interdiction, qui concerne également la préparation de bouillies de traitement phytosanitaire, s’adresse aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers. « L’eau issue des puits, forages, ou réserves alimentées par la nappe alluviale (gravières ou autre plan d’eau non alimenté directement par le Loir…) peut toujours être utilisée », précise la préfecture. Sur la base des déclarations d’assolement et de mode de prélèvement d’eau, sept exploitations agricoles apparaissent concernées par cette interdiction, recensent les services de l’État.
Ces restrictions sont applicables jusqu’à éradication de la bactérie, qui sera précisée par la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf).