|
Travaux de la station d’épuration du Mans : « Nous sommes à l’avant-garde »... |
2
Stéphane Le Foll, maire du Mans, Sandra Andreu, directrice générale de OTV, et Fabienne Bellier-Toulouzou, cheffe de cabinet du Mans, inaugurent le lancement des travaux. © Le Maine Libre
Le maire du Mans Stéphane Le Foll a inauguré, mardi 8 juillet 2025, les travaux prévus pour moderniser la station d’épuration de la Chauvinière.
Le ruban est coupé devant la cellule d’épuration de l’eau tout juste rénovée. C’est le premier accomplissement des travaux lancés par Le Mans métropole pour moderniser la station d’épuration de la Chauvinière au Mans. Les cellules seront reconstruites deux par deux, pour un total de vingt cuves. L’enjeu de OTV, en charge des travaux, c’est de rénover les installations  sans arrêter le fonctionnement de l’usineÂ
, indique Camille Hugueny, ingénieure.
L’objectif : Assurer la qualité de l’eau et optimiser l’espaceÂ
, explique Stéphane Le Foll. Il s’agit de rénover les installations d’un site présent depuis 1966. À l’époque, la station était en capacité de traiter l’eau de 23 000 équivalents habitants seulement, contre 365 000 aujourd’hui.
15 millions d’euros investis
Pour offrir un renouveau à sa station d’épuration, Le Mans métropole investit 15 millions d’euros. Un financement qui n’a pas obtenu de subventions de l’Agence de l’eau, tient à souligner Stéphane Le Foll.  On perd de l’argentÂ
déplore le maire du Mans, mais ces travaux sont  absolument importants et nécessairesÂ
.  On les fait, et on en est très fiersÂ
, ajoute-t-il.
Un investissement d’autant plus nécessaire au vu des quantités d’azote croissantes dans l’eau. Depuis 2015, la dose présente dans les eaux usées a augmenté de 10 %. Les travaux permettront de  rejeter une eau de qualité dans la SartheÂ
, sans risque d’approvisionnement de l’eau potableÂ
dans des usines de traitement de l’eau comme celle de Sablé-sur-Sarthe.

Le contenu d’une cellule est reproduit dans un pot, avec les billes en surface et les pastilles au fond. Maine Libre
« À l’avant-garde »
 Nous sommes à l’avant-garde »,
félicite Sandra Andreu, directrice générale de OTV. Les travaux prennent de l’avance sur les demandes européennes faites aux usines d’être  autosuffisantes en énergies et capables de mieux traiter les micropolluantsÂ
. L’usine va être équipée de technologies modernes pour améliorer sa capacité d’élimination du carbone et de l’azote dans l’eau. Les cuves, ou « biostyr », sont transformées en « biostyr duo ». Aux billes de polystyrène permettant de capter les bactéries sont ajoutées des pastilles, en dessous.
C’est aussi la consommation énergétique qui est ciblée. Les turbosoufflantes, utiles pour l’aération nécessaire de l’eau, seront plus efficaces, avec 15 % d’énergie gagnée. La chaleur dégagée, elle, doit être réinjectée dans un échangeur thermique, pour limiter les pertes. Un objectif souhaité par le maire :  Il faut être le plus efficace pour décarbonerÂ
, affirme-t-il.
Les travaux devraient se poursuivre jusqu’en février 2027, sans entraver le fonctionnement du site.