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Transports. L'Arafer quitte Le Mans : « C'est gravissime »... |
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L'Arafer recentre ses activités sur Paris © Photo "Le Maine Libre" Hervé Petitbon
Pas question de baisser les bras. Alors, que l'Agence de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) fait ses cartons pour recentrer ses activités à Paris, le sénateur-maire du Mans n'a visiblement pas l'intention de considérer qu'il est trop tard.
« C'est gravissime de remettre en cause la décision d'un Premier ministre » assure Jean-Claude Boulard (PS). Installé depuis cinq ans au Mans, sur décision de François Fillon, l'agence a profité d'une facilitée créée par la loi Macron pour déménager et faire ses adieux au Mans, ne laissant sur place que quelques emplois administratifs. La décision de l'installation de l'agence au Mans, décidée par décret en 2009, s'inscrivait alors dans un soutien à la ville après la fermeture de l'école de gendarmerie et afin de consolider sa place en matière ferroviaire.
Alerté par le risque de déménagement de l'Agence et des 40 experts, Jean-Claude Boulard avait alerté le Premier ministre Manuel Valls dès la mi-septembre : « Il me paraît essentiel que vous rappeliez à cette Agence qu'elle doit respecter l'engagement de l'Etat en restant au Mans ». Une rencontre a eu lieu le 12 novembre à Paris entre Manuel Valls et le sénateur-maire du Mans. Ses deux collègues Les Républicains siégeant au Palais du Luxembourg ont également pris la plume en décembre en jugeant « inacceptable » ce départ et François Fillon, à l'origine de cette venue au Mans a également demandé à son successeur à Matignon de faire revenir l'agence sur cette décision.
Question aux députés de la Sarthe
Pour Jean-Claude Boulard, c'est aussi l'argument invoqué par Pierre Cardo, le président de l'Agence, qui ne passe pas. Ce dernier a mis en avant le manque de recrutement de haut niveau possible au Mans. « Sur le site de Novaxis, d'autres sociétés n'ont pas les difficultés invoquées par le Président de l'ARAFER pour recruter des emplois de haute qualification et technicité : Gie Sesam Vitale : 197 salariés dont 164 cadres, notamment informaticiens SNCF CIM (Centre d'Ingénierie du Matériel) : 280 salariés dont 224 cadres, notamment ingénieurs » ont rappelé les élus du Mans dans un vœu adopté en décembre dernier.
Nouvelle démarche, cette fois, Jean-Claude Boulard se tourne vers les députés du Mans, Dominique Le Mèner (Les Républicains), Sylvie Tolmont (PS), Françoise Dubois (PS) et Marietta Karamanli (PS).
Il leur a demandé d'intervenir, lors des séances des questions d'actualité au gouvernement, sur ce déménagement de l'Arafer. Que vont faire les députés sarthois ? Affaire à suivre. L'Arafer aura quitté Le Mans le 1er février prochain.
Serge DANILO
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