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Trafic de crack démantelé au Mans : un suspect en détention provisoire, le procès renvoyé en mars... |
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Au cours des perquisitions, les policiers ont notamment saisi 66 000 € d’argent liquide, deux armes à feu et un peu plus de 400 g de cocaïne. © Police nationale 72
Deux hommes interpellés mardi 16 janvier 2024, à la suite d’une vaste opération anti-stupéfiants dans le quartier des Glonnières, ont été présentés en comparution immédiate à la cité judiciaire du Mans (Sarthe), ce vendredi. Cependant, le procès des deux prévenus âgés de 34 et 37 ans, soupçonnés de jouer un rôle dans un trafic de crack démantelé, a été reporté au vendredi 29 mars 2024.
À la suite de l’opération « place nette » orchestrée dans le quartier manceau des Glonnières, dans la matinée du mardi dernier, deux hommes ont été présentés ce vendredi 19 janvier 2024 en comparution immédiate, à la cité judiciaire du Mans (Sarthe).
Les deux suspects âgés de 34 et 37 ans, interpellés en compagnie de trois autres personnes, sont soupçonnés d’avoir joué un rôle actif dans un trafic de crack, cette drogue addictive dérivée de la cocaïne. Les perquisitions, menées dans des immeubles situés au 8 et au 10, rue Van-Gogh, ont permis de saisir 66 620 €, 429,87 g de cocaïne, deux revolvers, ainsi qu’une dizaine de paires de baskets d’une valeur d’environ 3 000 €.
Un prévenu placé en détention provisoire
À la demande des prévenus, qui ont sollicité un délai pour préparer leur défense, le procès a été renvoyé au vendredi 29 mars 2024. Le plus âgé, vingt et une mentions inscrites à son casier judiciaire, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement. Le second, qui présente quinze condamnations, a été placé sous contrôle judiciaire.
Lors de ses réquisitions, le ministère public avait requis l’incarcération des deux trafiquants présumés, évoquant des risques de soustraction à la justice, de représailles envers les témoins ou encore de reprise du trafic. « Il faut voir avec quelle facilité l’activité s’est développée en seulement quelques semaines avec des conséquences graves sur la voie publique, rappelle le procureur Arnaud Marie. Leur motivation a été d’amasser de l’argent avec un mépris éhonté, au détriment de la santé de leurs concitoyens. »
Un troisième suspect aurait également dû être présent dans le box, aux côtés des deux prévenus. Mais ce dernier, consommateur, a été hospitalisé au cours de sa garde à vue, « en raison d’une crise de manque », précise le ministère public.