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Thorée-les-Pins. École : une classe de 1900 reconstituée... |
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Une classe comme en 1900. © Le Maine Libre
Vendredi, petits et grands, ont envahi la petite salle de réunion de la salle polyvalente. Celle-ci, transformée en salle de classe d’école des années 1900, a rappelé de très nombreux souvenirs aux anciens présents.
À l’entrée, vêtu d’une blouse grise, la baguette en main, se tenait Thierry Leroyer. « S’il vous plaît, les filles d’un côté et les garçons de l’autre ; et vous rentrez sans bruit, en me montrant vos mains » lance-t-il avec une certaine autorité.
Originaire de La Flèche, Thierry Leroyer enseigne à l’école de Thorée-les-Pins depuis fin 2023 en qualité de remplaçant. Tout au long de sa carrière il a collectionné un à un tous les objets, livres, cartes de géographie et d’histoire, panneaux des poids et mesures et autres tout en expliquant le fonctionnement de l’école de ces années 1900. « À cette époque, l’école se résumait en trois verbes : lire, écrire et compter. Et savez – vous pourquoi la rentrée scolaire se faisait en octobre contrairement aujourd’hui en septembre ? Tout simplement, il y avait les travaux de la ferme ; le ramassage des pommes ; les vendanges ; en un mot toutes les récoltes d’automne ». Sur son estrade, devant le tableau noir, il explique que chaque matin il y avait une leçon de morale et le lendemain une leçon d’instruction civique. Pour apprendre à lire, d’abord découvrir les voyelles puis les consonnes ; avec les syllabes on fait des mots ; puis avec les mots on fait des phrases. Apprendre à compter avec des « bûchettes » et le grand boulier.
Intarissable, il enchaîne avec l’écriture avec une plume d’oie en 1 850 ; 1834, école obligatoire mais à charge des mairies pour trouver des locaux.
Pour les bons élèves, le maître donnait un bon point ; dix bons points donnaient une image et dix images une grande image. Il y avait aussi la remise de la médaille du mérite que le garçon portait sur sa poitrine à la vue de tous le dimanche à l’heure de la messe. Et puis enfin, le 14 juillet, avec la distribution des prix, une formidable fête destinée aux écoliers. À l’inverse, l’élève puni, était chargé de la « corvée » de bois pour alimenter le poêle « Que c’est loin tout ça ? » se rappelle un ancien en quittant cette salle de classe.