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Thoiré-sur-Dinan. « Banjo », une série BD western, dans l’univers de Sergio Leone... |
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Dans sa BD, Jean-Christophe Jouanneau évoque une Amérique du nord uchronique. © Le Maine Libre
En cet automne 2020, Jean-Christophe Jouanneau alias Jean-Christophe Nègre publie « Le cimetière de Sad Hill », premier épisode d’une nouvelle série western intitulée « Banjo ». Il pointe le racisme omniprésent dans l’Amérique réelle d’aujourd’hui et d’hier.
Après un mandat d’adjoint à la mairie de Thoiré-sur-Dinan, Jean-Christophe Jouanneau peut à nouveau se consacrer à sa passion du dessin numérique. Infographiste, il est responsable de la communication de la communauté de communes du Val de Sarthe. Né en 1969 à Longjumeau (Essonne), Jean-Christophe Jouanneau est arrivé pour raisons professionnelles dans la vallée du Loir en 2005. Il réside à Thoiré-sur-Dinan.
Débuts dans la BD en 2016
Complètement autodidacte, j’ai toujours dessiné depuis ma jeunesse. Je suis entré en BD depuis 2016 avec la sortie en 2019 de « L’impur » et cette année
(2020, NDLR), du premier épisode d’une nouvelle série western intitulée « Banjo ». « Le cimetière de Sad Hill » qui vient de paraître aux éditions « Studio Nègre », que j’ai créées pour être indépendant sous le nom de Jean-Christophe Nègre
explique l’auteur.
« Banjo » se déroule à la fin du XIXe siècle dans une Amérique du nord uchronique : les Sudistes ont remporté la guerre de Sécession et un État ouvertement ségrégationniste a été instauré, engendrant au fil du temps une société violente où règnent corruption, terreur, injustice.
Des références à l’univers de Sergio Leone
La série doit son titre au surnom du personnage principal, un chasseur de primes qui joue aussi volontiers de son revolver que du banjo qu’il emporte presque partout avec lui. Truffé de références à l’univers de Sergio Leone, « Banjo » offre deux niveaux de lecture.
La série raconte les aventures d’un héros dans la lignée des personnages incarnés au cinéma par Clint Eastwood dans la fameuse trilogie du dollar, mais elle porte également une critique acerbe du racisme, notamment nord américain, le recours à l’uchronie ayant précisément pour vocation de pointer le racisme omniprésent dans l’Amérique réelle d’aujourd’hui et d’hier.
Ecoute de musique baroque
Chaque album forme une histoire complète et autonome, et permet d’écouter une demi-douzaine de morceaux différents avec des œuvres baroques de Mozart, Albinoni, Bach, Beethoven, en scannant avec un smartphone les QR-codes intégrés aux vignettes. Je pense être le premier à avoir intégré ce système dans des BD.
« Banjo – Le cimetière de Sad Hill » est en vente au Studio Nègre : 15 €. Disponible en ligne et sur commande dans les librairies.
Contact Jean-Christophe Nègre : 07 86 30 71 39, contact@studionegre.com
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