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TÉMOIGNAGE. Tatoués dans un musée à Laval, ils gardent l’empreinte d’un tableau sur leur peau... |
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Lila a gardé une empreinte du tableau de Jacqueline Benoit, Le salon rouge, sur sa peau. Elle a participé en 2024 au rendez-vous Piqué(e)s d’art qui permet de se faire tatouer au musée d’art naïf et d’arts singuliers de Laval. © Collection privée
« Piqué(e)s d’art, de la toile à la peau » revient pour une troisième édition, samedi 15 novembre 2025. L’événement permet de se faire tatouer au musée d’art naïf et d’arts singuliers de Laval (Mayenne). Plutôt insolite. Léo Bouflet et Lila Gharbi-Scrignac ont participé les deux dernières années. Ils racontent leur expérience.
Avec plus de 90 tatouages sur le corps, « au dernier comptage », on peut dire que Léo Bouflet s’y connaît un peu en encre sur la peau. Mais c’est à Laval (Mayenne) qu’il s’est fait tatouer, pour la première fois, dans un musée, au milieu des visiteurs. Une expérience plutôt insolite, proposée par le Musée d’art naïf et d’arts singuliers, renouvelée pour la 3e édition ce samedi 15 novembre 2025.
« J’ai sauté sur l’occasion »
« La proposition m’avait tout de suite parlé », raconte-t-il. « C’était aussi l’occasion de soutenir le musée et les artistes reconnus qui faisaient le déplacement. » L’année suivante, sa compagne Lila Gharbi-Scrignac s’est laissé tenter. « Il y avait une tatoueuse que je suis particulièrement sur les réseaux, j’ai sauté sur l’occasion. » Elle se souvient encore de ce moment suspendu, « allongée dans une grande salle d’exposition, entourée d’art » mais aussi de l’émotion de l’artiste qui était à l’œuvre. « Elle avait pu montrer sa source d’inspiration. » L’événement, nommé Piqué(e)s d’art, de la toile à la peau, a une règle d’or : proposer des tatouages uniques, avec des motifs librement inspirés des œuvres du musée.
Lila est ainsi repartie avec une empreinte du Salon rouge, de Jacqueline Benoit. Le tableau, qui traite du nu féminin allongé, rend un double hommage, au Douanier Rousseau et à Édouard Manet.
Encore quelques créneaux disponibles
Pour cette nouvelle édition, sept tatoueurs seront présents. Les salles d’exposition restent accessibles au grand public. « C’est l’occasion de voir des artistes tatouer et de faire vivre les tableaux autour », rappelle la co-organisatrice Chiara Boutterin. « Des familles s’arrêtaient », ajoute Lila. « C’était plutôt marrant. Les tatouages sont sur des zones accessibles, ce n’était pas gênant. »
Samedi 15 novembre, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h, au Manas, place de la Trémoille. Tatouages à réserver directement auprès des tatoueurs, via leur Instagram. Certains ont encore des créneaux disponibles.