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TÉMOIGNAGE. Plastic Bertrand avec la tournée Les Années 80 : « Je me sens comme un gamin sur scène, je me régale »... |
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Plastic Bertrand vit la scène avec la même verve qu’à ses débuts sur la tournée Les Années 80. ? © Angélique Le Goupil
Le chanteur de « Ça plane pour moi » fait partie de la tournée Les Années 80. Avant le concert prévu au Mans (Sarthe), vendredi 6 février 2026, l’artiste belge raconte l’ambiance de la tournée et revient également sur son tube au succès planétaire.
À 71 ans, Plastic Bertrand est toujours sur scène. Le chanteur, né à Bruxelles, fait partie de la tournée Les Années 80 qui s’arrêtera au Mans (Sarthe), vendredi 6 février 2026. Avant le concert à l’Antarès Arena, Ouest-France a rencontré l’interprète du tube « Ça plane pour moi ».
Comment se déroule la tournée Les Années 80 ?
L’ambiance est familiale. Nous nous connaissons mieux aujourd’hui qu’à l’époque. Avant, lorsqu’on se croisait sur les plateaux, il y avait une forme de rivalité entre nous. Sur cette tournée, nous sommes tournés sur le même objectif : mettre des étoiles plein les yeux aux spectateurs. Il y a beaucoup de bienveillance entre les artistes, le show est placé sur le signe du partage et de l’amitié. C’est un pur bonheur. Je ne me sens comme un gamin sur scène, je me régale.Â
Comment avez-vous abordé la suite de votre carrière après le succès retentissant de « Ça plane pour moi », en 1977 ?
J’ai sorti dix albums derrière. J’ai multiplié les projets en variant de styles, allant du rap (Stop ou encore, 1980) à l’électro (L’Expérience humaine, 2020). Je n’ai jamais voulu faire un « Ça plane pour moi » bis ou me reposer sur ce tube. J’avais envie de prendre des risques pour me surprendre et surprendre le public. J’ai été chanteur batteur dans un groupe punk à mes débuts, je me suis toujours intéressé aux tendances musicales. J’ai toujours aimé explorer d’autres territoires pour brouiller les pistes.
Quel regard portez-vous sur la trajectoire de ce tube ?
« Ça plane pour moi » a fait le tour du monde, à l’image de la version du groupe The Presidents of the United States of America (1995). Metallica a repris le morceau sur scène pour me rendre hommage, tout comme Bono de U2 et Robbie Williams. Sans parler de la séquence dans Le Loup de Wall Street, de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio. C’est complément dingue. J’ai notamment halluciné lorsque ma chanson « Stop ou encore » a été utilisée dans une scène du film Les Rois du désert, avec George Clooney.
Qu’envisagez-vous après cette tournée ?
Je continue de tourner avec mon propre spectacle, à l’étranger. Je vais notamment retourner au Canada où je retrouverai mes musiciens pour une dizaine de dates. C’est sur scène que je me sens dans mon élément, c’est mon moteur.
Vendredi 6 février 2026, à 20 h, tournée Les Années 80, à Antarès Arena, au Mans. Tarifs : de 42 € à 62 €.