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Suppression des départements : « La Bretagne doit être pionnière », estime le député Thierry Benoit3 |
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Thierry Benoit, député de la 6e circonscription d’Ille-et-Vilaine. © Ouest-France.
En ce début d’année d’élections départementales et régionales, la question d’une possible suppression des départements suscite le débat. Pour le député de la 6e circonscription d’Ille-et-Vilaine Thierry Benoit, ce serait un « vrai acte de décentralisation » et de « simplification ».
Faut-il supprimer les départements bretons pour créer une « assemblée de Bretagne » ? En cette année d’élections départementales et régionales, cette proposition, reprise notamment en juin dernier par le député LREM Florian Bachelier, suscite le débat. Le député UDI de la 6e circonscription Thierry Benoît nous répond.
Loi Notre, loi Mapam, Loi 4 D à venir… À chaque gouvernement ou ministre une réforme territoriale. Est-ce visible ou compréhensible pour les citoyens ?
La Bretagne doit être pionnière en matière d’évolution institutionnelle territoriale. Les lois MAPTAM (Modernisation de l’Action Publique Territoriale des Métropoles), NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) et la loi relative à la délimitation des régions engagées sous le quinquennat socialiste de François Hollande ont créé un désordre territorial : elles ont maintenu le même nombre de strates et ont conservé la complexité administrative légendaire de notre pays.
Les échéances électorales de 2021, qui verront l’élection des conseillers départementaux et régionaux, sont une occasion historique d’ouvrir un grand débat avec nos concitoyens quant à la possibilité de simplifier notre organisation institutionnelle bretonne.
Faut-il supprimer les départements ?
La Bretagne administrative, dont le périmètre n’a pas été remanié lors de la réforme de la carte des régions, doit engager, sur un mandat, la mise en extinction des conseils départementaux. Avec le concours de l’État et au terme d’un débat approfondi, on peut expérimenter une nouvelle répartition des missions entre l’État, la Région et les territoires vécus, les bassins de vie que sont les 21 Pays de Bretagne, organisés autour des villes moyennes qui irriguent les territoires ruraux et des métropoles. Ce travail de réorganisation devrait conduire à passer de 287 élus territoriaux (204 conseillers départementaux et 83 conseillers régionaux) à 102 conseillers territoriaux (un conseiller territorial par canton du redécoupage des cantons de 2015).
Vous êtes donc pour la création d’une assemblée de Bretagne ?
L’expérimentation d’une nouvelle répartition des missions entre l’État, la Région et les intercommunalités confierait de nouvelles compétences aux élus locaux et territoriaux. La région compterait ainsi les élus municipaux et communautaires dont la ressource est indispensable à l’action de proximité. Les élus territoriaux, en charge des compétences du futur conseil régional : économie, agriculture, culture, infrastructure, mobilité, transition écologique, formation, collège, lycée… Sans oublier les parlementaires français et européens.
L’action sociale, dont le rôle est crucial, pourrait voir une répartition entre l’État pour le versement des prestations qui ont un caractère universel (APA, RSA, PCH…), la Région et les territoires pour ce qui est de l’accompagnement, de la naissance à la fin de vie, par l’action méticuleuse des professionnels de terrains que sont les ressources humaines du secteur social et médico-social.
NON A LA SUPPRESSION DES DEPARTEMENTS, ON DOIT LES CONSERVER,INTELLIGEMMENT ..POURQUOI VOULOIR TOUJOURS CHANGER A CHAQUE NOUVEAU GOUVERNEMENT...EN CETTE PERIODE DE CRISE ECONOMIQUE, LE COUT ADMINISTRATIF N'A PAS DU ETRE CALCULE ENCORE DES PROJETS INCOHERENTS DE PARTIS POLITIQUES. APRES LES PANNEAUX DE LIMITATION DE VITESSE ..VOILA ENCORE DES IDEES DEPLACEES.