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Sud Sarthe. La députée va interpeller le ministre de la Santé au sujet de l’hôpital du Bailleul... |
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Le Pôle Santé Sarthe Loir est situé sur le territoire de la commune du Bailleul, à mi-chemin entre Sablé-sur-Sarthe et La Flèche, en Sarthe. © Ouest-France
Sylvie Tolmont, députée socialiste de la quatrième circonscription de la Sarthe, « tire la sonnette d’alarme » sur la situation du Pôle Santé Sarthe Loir (PSSL). Dans un communiqué, elle annonce qu’elle va interpeller le ministre de la Santé sur le sort de l’hôpital sarthois lors des questions au gouvernement, mardi 12 octobre 2021, à l’Assemblée nationale.
Le sort du Pôle Santé Sarthe Loir (PSSL) préoccupe. Alors que les nuits de fermeture du service des urgences s’accumulent depuis de longs mois face à « un problème de continuité et de permanence des soins », l’établissement va devoir affronter, à partir de fin octobre, la mise en application de la loi dite Rist sur le plafonnement des salaires des intérimaires qui risque d’accroître ses problèmes d’effectifs.
Ces derniers jours, des voix s’élèvent localement pour alerter sur cette lente agonie qui guette l’hôpital implanté au milieu des années 2000 sur le territoire de la commune du Bailleul, à mi-chemin entre Sablé-sur-Sarthe et La Flèche. Ce lundi, c’est la députée socialiste de la quatrième circonscription de la Sarthe, Sylvie Tolmont, qui « tire la sonnette d’alarme ».
Dans 15 jours, plus qu’un seul anesthésiste ?
« J’ai rencontré vendredi les syndicats, les médecins et personnels administratifs du PSSL pour faire le point sur la situation. Il n’est pas acceptable qu’avec de nouvelles fermetures, sans unité SMUR et parfois à plus de 45 minutes du premier centre hospitalier, nos concitoyennes et nos concitoyens soient exposés à des risques sérieux en cas d’incident », déplore-t-elle dans un communiqué. Elle annonce qu’elle interrogera ce mardi 12 octobre 2021 le ministre de la Santé Olivier Véran sur ce dossier lors des Questions au gouvernement.
« Malgré les bonnes intentions du texte (loi Rist publiée au Journal officiel le 27 avril dernier avec une entrée en vigueur six mois plus tard, N.D.L.R.), le plafonnement des rémunérations des intérimaires a entraîné une pénurie de praticiens. Ainsi, dans quinze jours, le PSSL pourrait ne disposer que d’un seul anesthésiste, un jour par semaine, pointe Sylvie Tolmont. Nous ne pouvons plus tolérer une telle situation de relégation de notre territoire en matière de soins. »
L’exécution de la loi RIST sera-t-elle différée ?
De son côté, Jean-Carles Grelier, député LR de la cinquième circonscription de la Sarthe, a fait savoir dans un autre communiqué qu’il avait « attiré l’attention du ministre » sur ce dossier lors de son audition devant la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, ce lundi 11 octobre. Olivier Véran « s’est dit conscient du cadre trop rigide du texte, même s’il n’entend pas laisser prospérer des rémunérations excessives. Ses services procèdent actuellement à une évaluation de cette situation et il n’exclut pas d’assouplir les conditions de mise en œuvre de la loi voire d’en différer l’exécution ».