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Succès grandissant d’une rando ferme avec 850 marcheurs dans le sud-Sarthe... |
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La descente de la bétaillère d’un groupe de marcheurs. Un petit trajet qui a entraîné des parties de rigolade. © Ouest-France
Le monde agricole attire de nombreux curieux. La rando ferme de Beaumont-Pied-de-Boeuf (Sarthe) connaît un succès croissant. Jeudi 29 mai 2025, ils étaient 850 à découvrir des exploitations, profitant des explications des agriculteurs sur leur travail.
La rando ferme organisée, jeudi 29 mai 2025, par le comité du comice agricole de Beaumont-Pied-de-Boeuf, dans la Sarthe, a rassemblé 850 marcheurs, pour un circuit de 9 km.
«  À la première rando, nous étions 80 marcheurs, se félicite Pascal Langevin, président du comice. Nous avons multiplié le nombre par dix. »
Par groupes de cinquante personnes, les randonneurs sont partis du lieu-dit la Hodonnière. Première halte dans des vergers à pommes, un petit bonjour aux bovins charolais de Pascal Langevin, et c’est reparti.
L’ambiance est à la camaraderie parmi les randonneurs, qui font un nouvel arrêt au manoir de Faverie du XVIe siècle, avec son pigeonnier, ses douves et son concert de grenouilles, lieu où Jean Carmet a tourné un film. À la ferme laitière de la Valerie, une curiosité attend les visiteurs : « J’ai été étonnée que l’on soigne les vaches par de l’acupuncture », témoigne une marcheuse.
Du bouilleur de cru à l’apiculteur
Un petit voyage dans une bétaillère sur 2 à 3 km entraîne des parties de rigolade. Les voyageurs descendent à la distillerie et sont reçus par Yves Edeline, bouilleur de cru. À l’intérieur du bâtiment, datant de 1928, flotte une odeur de pomme. Une marmite bouillonne, avec 200 kg de fruits à l’intérieur. « Avec ce poids, je produis 20 litres d’alcool », explique Yves Edeline, qui montre le fonctionnement du bouilleur avec ses serpentins, et précise la réglementation sur les droits de bouillir. Chaque visiteur a pu mettre son doigt sous l’arrivée de l’alcool à 60° et goûter le « nectar ».
Il est temps de repartir, direction la miellerie Les rucher belmontois. Quelques abeilles tournent autour des visiteurs. « Personne n’est allergique aux piqûres ? », demande Sébastien Cisse, l’apiculteur. Les questions fusent : combien y a-t-il d’abeilles dans une ruche ? Comment extrait-on le miel ? Les thèmes des frelons asiatiques et des pesticides qui tuent les abeilles sont aussi abordés. Sébastien Cisse montre l’intérieur d’une ruche avec ses cadres, mais aussi la centrifugeuse. Les plus gourmands repartent avec un pot de miel.
Les randonneurs repartent. Un dernier petit arrêt au haras de Manon Haubert, 25 ans, ancienne vice-championne de France d’équitation en concours complet, avant le retour à la Hodonnière. À l’issue de la randonnée, 750 convives ont participé au repas dansant installé dans la stabulation de Pascal Langevin.