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Série d’attaques djihadistes dans le nord et l’est du Burkina Faso, au moins une dizaine de morts... |
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Des attaques djihadistes contre des détachements militaires ont fait une dizaine de morts au Burkina Faso (archives). © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP
Plusieurs attaques djihadistes contre des détachements militaires depuis le milieu de la semaine ont fait une dizaine de morts au Burkina Faso.
Le Burkina Faso est la cible depuis jeudi d’une série d’attaques de djihadistes présumés visant des détachements militaires dans le nord et l’est du pays, dont le bilan atteint au moins une dizaine de morts, a-t-on appris dimanche 15 février 2026 de sources sécuritaires.
Le Burkina Faso, dirigé depuis septembre 2022 par une junte autoritaire avec à sa tête le capitaine Ibrahim Traoré, fait face aux violences des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et l’État islamique depuis plus d’une décennie.
La dernière attaque en date s’est déroulée dimanche selon deux sources sécuritaires et a visé le détachement de Naré (nord).
Ces sources n’ont pas de bilan mais l’une d’elles évoque une attaque « de grande ampleur ».
Samedi, le détachement de Titao, chef-lieu de la province du Loroum (nord), a été « ciblé par un groupe de plusieurs centaines de terroristes », a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) une des sources sécuritaires.
Si cette source n’a pas donné de bilan humain, elle affirme que des « installations techniques » et une partie du camp militaire ont été détruites, mais précise dimanche soir que la situation « est sous contrôle » et qu’une dizaine d’assaillants ont été « neutralisés lors de la riposte ».
La junte ne communique plus sur les attaques djihadistes qui endeuillent toujours régulièrement le pays.
« Coordination »
Le ministère de l’Intérieur du Ghana, pays voisin du Burkina, a affirmé avoir reçu des informations « inquiétantes » au sujet d’un « camion de commerçants de tomates […] pris dans une attaque terroriste à Titao » samedi.
L’ambassade du Ghana au Burkina est « en lien avec les autorités burkinabè afin de visiter le site de l’attaque pour obtenir des détails et identifier les Ghanéens pris dans l’attaque », a ajouté le ministère.
Selon la même source sécuritaire, un autre poste militaire, à Tandjari, dans la région de l’Est cette fois, a également été attaqué samedi.
« Plusieurs pertes » sont à déplorer parmi les agents des eaux et forêts qui tenaient cette position, a expliqué cette source, qui estime que « cette série d’attaques n’est pas anodine ».
« Il y a une coordination qui semble s’opérer par les djihadistes », a-t-elle jugé.
Enfin une autre source sécuritaire a de son côté indiqué que jeudi, un « groupe terroriste a attaqué le détachement (militaire) de Bilanga », dans l’est du pays.
« Une grande partie du détachement a été saccagée. Il y a eu une dizaine de morts » parmi les soldats et les supplétifs civils de l’armée, selon cette source.
Une source locale de la région a confirmé l’attaque et évoqué ensuite « des dégâts dans la ville » de Bilanga et une présence des assaillants jusqu’au lendemain.
Si la junte avait promis à son arrivée au pouvoir le retour de la sécurité au Burkina en quelques mois, le pays reste pris dans une spirale de violences qui ont fait, depuis 2015, des dizaines de milliers de morts civils et militaires, dont plus de la moitié ces trois dernières années, selon l’ONG Acled qui recense les victimes de conflits.