|
Sarthe. Un taux de chômage de 8 % dans la Sarthe, le chiffre le plus élevé dans les Pays de la Loire... |
2
Depuis 2003, l’emploi a souffert en Sarthe. La zone du Mans ne s’en relève toujours pas. © archives Laurent Combet/Courrier de l’Ouest
Fin 2019, dans les Pays de la Loire, le chômage atteint 6,8 %, classant la région au 2e rang des régions françaises derrière la Bretagne. Si la crise économique et financière de 2008 n’a pas modifié le positionnement favorable de la région, elle a changé la donne pour certains territoires. La situation s’est dégradée dans la Sarthe et particulièrement dans la zone d’emploi du Mans.
Fin 2019, le taux de chômage des Pays de la Loire atteint 6,8 % de la population active. Il est inférieur d’un point au niveau moyen en France métropolitaine. Il s’agit du niveau le plus bas atteint depuis fin 2008 et du 2e plus faible taux de chômage de France, derrière la Bretagne. Ces 16 dernières années, la région, comme le reste de la France ont connu plusieurs cycles conjoncturels, avec la crise de 2008 comme point d’orgue.
De premier à dernier
La situation de la Sarthe a beaucoup changé en 16 ans. Si fin 2003, le taux de chômage sarthois était inférieur à la moyenne régionale (6,7 % contre 7,1 %), ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le taux de chômage de la Sarthe (8,0 %) est devenu le plus élevé de la région et est même supérieur au taux national.
C’est un effet inverse qui a été constaté, sur la même période pour la Loire-Atlantique par exemple où le taux de chômage est passé de 8 % à 6,6 %. Avec un bon point pour le secteur de Nantes.
Le Mans en difficulté
En regardant plus finement les chiffres on voit que certaines zones d’emploi ont davantage souffert que d’autres. C’est le cas dans la zone d’emploi du Mans avec un taux de 8,5 % à fin 2019. Sur cette zone « la situation était meilleure avant. Cela a commencé à se dégrader en 2006 avec une amplification en 2008 en parallèle aux difficultés rencontrées par le secteur automobile, » explique Amandine Rodrigues, chef adjointe du service études et diffusion de l’INSEE à Nantes.
Ainsi, dans la zone d’emploi du Mans, malgré une forte diversité d’activités et la présence de gros employeurs (MMA, Renault…), le taux de chômage a progressé de 1,6 point en 16 ans. Selon Amandine Rodrigues, la présence sur la zone de gros employeurs peut à la fois être une force mais aussi « devenir une faiblesse ».
Sablé et La Ferté sur la bonne trajectoire
Sur les deux autres grandes zones d’emploi du département : Sablé-sur-Sarthe et La Ferté-Bernard, Amandine Rodrigues fait remarquer que « sur la Ferté on est presque revenu au niveau d’avant crise alors qu’à Sablé la situation s’est améliorée depuis 2009 sans retrouver le niveau de 2003 ».