|
Sarthe. Mouvement de colère à l’ADAPEI : « Nous souhaitons le dialogue avec les syndicats »... |
1
Le Mans, lundi 18 janvier 2021. Ludovic Husse appelle au dialogue, tout en répétant qu’il n’est pas envisagé de revenir sur la suppression de ces 15 jours de congés trimestriels. © Photo LE MAINE LIBRE
Depuis décembre 2020, un mouvement social secoue l’ADAPEI, association d’aide aux handicapés. Les syndicats, qui dénoncent la remise en cause d’acquis sociaux, multiplient les actions. Ludovic Husse, le directeur de la structure, appelle au dialogue.
Le mouvement de grogne remonte au début du mois de décembre, et depuis janvier, le mouvement social prend de l’ampleur. Après avoir lancé un appel à la grève illimitée, les représentants syndicaux de l’ADAPEI (Association départementale des amis et parents de personnes ayant un handicap mental), qui dénoncent la révision des accords d’entreprise, et notamment la suppression de 15 jours par an de congés dits trimestriels pour les personnes qui travaillent dans le secteur adulte, ne décolèrent pas.
« Coconstruire cet accord »
Ce lundi 18 janvier 2021, dans les locaux du siège de l’association, au Mans, Ludovic Husse, le directeur de la structure, s’exprime sur cette crise qui perdure. En lançant tout d’abord un appel au dialogue pour coconstruire avec les représentants du personnel cet accord
, dit-il. Nous ne comprenons pas ce blocage total. Tout en étant conscients que les syndicats soient dans leur rôle, en soulevant des points qui, à leurs yeux, posent problème.
Parmi ces points de désaccord, la volonté de la direction de supprimer 15 jours de congés trimestriels accordés chaque année aux salariés qui travaillent dans le secteur adulte. Cet octroi remonte à la convention collective de 1999, et celle-ci, qui n’est plus adaptée au contexte ni au budget plus contraint, doit être revue
, indique Ludovic Husse.
+ Le Mans. « L’Adapei n’est plus une association, c’est devenu un business
« Il faut sortir de cette crise »
Selon le directeur de l’ADAPEI, ces congés représentent l’équivalent de 43 postes, que nous ne sommes pas en mesure de remplacer ».
Alors, Ludovic Husse le répète : J’aurais préféré être en accord avec les syndicats et ne pas toucher à ces congés, mais nous n’avons pas le choix. Nous aurions d’ailleurs pu, comme la loi Macron le permet, revenir sur les 35 heures. Nous ne l’avons pas fait. Nous avons également la possibilité légale de dénoncer cet accord avant négociation ».
Et si celle-ci n’a pas lieu, la réglementation nous permet de revenir à ce que prévoit la convention collective : en l’occurrence un retour à un socle minimal sans compensation. À ce jour, ce n’est pas envisagé. Maintenant, nous tendons la main, et nous proposons non pas de maintenir ces congés, mais d’octroyer une indemnisation annuelle de 600 €, ou d’échelonner sur deux ou trois ans la suppression de ces congés. Il faut désormais sortir de cette crise.
+ Allonnes. Mobilisation des salariés de l’ADAPEI : « Nous sommes plus que déterminés »