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Sarthe. Ivre, il avait zigzagué en voiture avec ses enfants à bord... |
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L’accusé a également brisé une vitre du véhicule des gendarmes. © Ouest-France
Un homme était accusé d’avoir menacé et insulté les gendarmes qui l’ont interpellé pour conduite en état d’ivresse. Le tribunal du Mans l’a condamné, mardi 24 août 2021, à un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis.
Jeudi 19 août, les gendarmes sont appelés en début de soirée à Gréez-sur-Roc (Sarthe). Un homme s’apprête à prendre son véhicule avec ses deux enfants en bas âge, alors qu’il a bu. Les officiers parviennent à le convaincre de rester la nuit chez un ami. Mais à 22 h 30, le trentenaire décide de repartir avec ses enfants en voiture. Ivre, il accroche une camionnette, circule en zigzag, roule sur des terre-pleins…
Sa sœur victime d’un grave accident
Les gendarmes l’interpellent et lui demandent de faire venir quelqu’un pour garder ses enfants. Sa sœur accepte, mais est victime d’un grave accident de voiture sur le chemin. Une fois dans le véhicule, l’homme menace de brûler
les deux officiers et de s’attaquer à leur famille, de leur lancer un cocktail molotov
. Il donne des coups de tête et de pied dans une des vitres, qui se brise.
Le Sarthois reconnaît avoir bu une demi-bouteille de whisky. Une analyse confirmera la présence de 1,70 g d’alcool/l de sang. C’est énorme
, s’exclame le président du tribunal, ce mardi 24 août 2021. L’homme, jugé en comparution immédiate au Mans, baisse la tête dans le box.
Quand j’ai entendu que ma sœur avait eu un accident, je suis devenu complètement cinglé
, explique l’accusé. Il assure que ses propos menaçants n’étaient que des paroles
. Pour le reste, il dit ne se souvenir de rien
.
Mais ce n’est pas la première fois que l’homme est jugé pour ce type d’affaire. Son casier judiciaire compte neuf condamnations, dont plusieurs pour dégradations et conduite en état d’ivresse. Vous êtes complètement coutumier de ce type d’infraction
, note le président.
Récidiviste
L’homme balbutie, tente de s’expliquer, avec une voix faible et tremblante. Il explique ne pas avoir eu le temps de se faire soigner pour ses problèmes d’alcool. Avec le confinement et les vacances, je suis fatigué et je suis tout seul. Je dois m’occuper de mes enfants.
Il a en effet la garde exclusive de ces derniers.
« Il a au moins reconnu les faits, souligne la procureure, il mérite une certaine bienveillance. » Elle indique que les suivis après ses dernières condamnations avaient donné des éléments de satisfaction
, avant de requérir douze mois d’emprisonnement, dont huit de sursis probatoire.
Il a compris qu’il a mis en péril la vie de ses enfants
, ajoute l’avocate de la défense.
Pas de quoi attendrir le président qui souligne la gravité des faits
. La condamnation est finalement plus sévère que les réquisitions de la procureure. L’homme est condamné à un an d’emprisonnement, dont six mois avec sursis.