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Saint-Pavace. « J’entends tout et son contraire »... |
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Jean-Claude Moser, maire de Saint-Pavace. © Archives Le Maine Libre
Rester ou pas dans la communauté de communes ? Le sujet a déjà provoqué quelques grincements de dents du côté des élus de Maine Cœur de Sarthe.
Saint-Pavace avait opté en 2000 pour Rives de Sarthe avec trois autres communes situées à son nord-ouest. Pendant six ans, la proximité géographique et politique semblait convenir à tous avec comme point d’orgue la création du club de tennis communautaire.
Depuis 2017, l’État a obligé le regroupement des communautés de communes. Saint-Pavace a choisi avec les Rives de Sarthe de se mettre avec les Portes du Maine et appartient donc à un territoire qui s’étend de Saint-Pavace au sud à Ballon au nord alors que la commune est prise en étau par Coulaines à l’est, Le Mans au sud et La Chapelle-Saint-Aubin et Saint-Saturnin à l’ouest. Donc quasi prisonnière de la métropole.
Saint-Pavace conservait une certaine autonomie du temps de Rives de Sarthe. Est-elle encore automnome aujourd’hui dans une collectivité avec d’autres préoccupations que celle d’une cité aux portes du Mans mais le serait-t-elle dans une métropole ou la voix de Saint-Pavace pèsera peu ? C’est justement l’étude lancée par la commune qui devra amener des réponses ou pour le moins alimenter encore les débats.
« Le Maine Libre » : voulez-vous quitter Maine Cœur de Sarthe ?
Jean-Claude Moser, maire : « Non, nous avons voulu y être et nous souhaitons y rester. »
Alors pourquoi demander une étude ?
« Depuis des années, j’entends tout et son contraire sur le sujet de rejoindre Le Mans métropole ou pas, et chacun campe sur ses positions. Donc nous lançons une étude pour avoir des arguments sur l’économique, le juridique, l’administratif et la gouvernance. »
Ce sera l’un des débats de la prochaine municipale ?
«Lors de la dernière élection, cela n’a pas été un sujet principal des deux premières listes sauf pour la 3e qui en a parlé un peu. Cette étude amènera des données et des éléments de réflexion, même si à la fin ce sera peut-être une décision politique.»