|
Saint-Maixent. Matinée immersive pour les apprentis fermiers... |
1
Les enfants ont rencontré des alpagas. © Le Maine Libre
La ferme des Petites oisonnières a accueilli mercredi un groupe de 14 enfants pour une séance de découverte des animaux et de la vie rurale. Sur place, l’ambiance était bon enfant et pédagogique. « Les apprentis fermiers », comme les appelait Bryan, l’animateur, ont enfilé leurs plus belles bottes avant de partir « au boulot », en commençant par la basse-cour. Avec l’objectif d’approcher les animaux, comprendre leurs besoins et apprendre les bons gestes.
Les enfants, principalement du coin mais aussi quelques Parisiens de passage, étaient guidés pas à pas. On observait les chèvres. « Elles ont de grandes cornes », on comparait les dents des ânes et on apprenait à nourrir en sécurité. « La carotte, on la prend bien et on la présente. »
Une mascotte s’invitait : Roméo, un petit âne gourmand. « Il adore les doigts des enfants », rappelait Antoine, second animateur. Les consignes étaient simples : partager, ne pas entrer dans tous les enclos, caresser sans brusquer et veiller au bien-être des bêtes.
L’équipe encadrante, composée de trois personnes, ajustait les activités selon l’âge et l’enthousiasme du groupe. « Souvent, on s’arrête à dix, là on est quatorze parce que ma maman est là , elle nous aide », expliquait Bryan.
Reconnecter les enfants au vivant
Le format est rodé : ateliers de brossage des poneys, jeux autour des animaux, observation des cochons d’Inde qui vivent dehors... « Cet été, les cochons ont mangé des fruits, des oranges » précisait-il, montrant que la visite est aussi l’occasion d’aborder l’alimentation, les soins et les rythmes de la ferme.
Au-delà de l’activité ludique, l’objectif était de reconnecter les enfants au vivant. « Découvrir ou redécouvrir certaines races d’animaux », insistait Antoine, qui constatait que beaucoup ne connaissaient pas ces espèces ou leurs comportements. La proximité avec les animaux tel Roberta, le cochon Kunkune qui se couche pour se faire caresser, permettait d’aborder le respect des besoins et la sécurité.
La ferme organise ces journées régulièrement. Après une reprise en septembre un peu calme, les deux dernières sessions ont affiché complet.