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Saint-Gervais-en-Belin. Le combat des parents d’élèves pour l’éducation de leur enfant... |
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Parents et enfants mobilisés pour sauver l’une des trois classes de maternelle. © Damien Foucault
« Si en septembre 2024, tu as 3 ans minimum et prêt à abandonner tes couches, n’hésite pas à postuler » : l’école Roland-Deret a posté une annonce pour sauver une classe maternelle.
Mobilisation à Saint-Gervais-en-Belin. L’école comptant aujourd’hui 54 élèves, 20 grandes sections de maternelle entreront en cours élémentaire contre seulement 13 inscriptions prévues à la rentrée prochaine en classe, chez les petits. Un écart de 7 élèves qui fait peser la menace d’une fermeture de classe comme ce fut le cas l’an dernier pour l’élémentaire, au sein du groupe scolaire Roland-Deret.
Comme un air de déjà -vu
Le 15 février dernier, les représentants des parents d’élèves ont été reçus par Edwige Brignone, inspectrice de l’Éducation nationale de la circonscription de Château-du-Loir pour leur annoncer la nouvelle.  Actuellement, il y a une classe par niveau, si l’une ferme cela entraînerait la création de classes à double niveauÂ
, explique Damien Foucault, représentant des parents d’élèves.  Le poste d’une enseignante disparaîtra également tout comme celui d’une Atsem ».
« L’impression d’être une variable d’ajustement »
Les représentants des parents d’élèves dénoncent une méthode de calcul en leur défaveur,  par exemple des enfants de gens du voyage qui nous rejoignent quelques mois n’entrent pas dans les effectifs, tout comme les moins de trois ans en toute petite section. De plus, la création des nouveaux logements sur les deux communes (Laigné) n’est pas considérée en compte dans les calculs.Â
Saint-Gervais est confrontée à une situation d’autant plus complexe en raison du conflit géographique entre le milieu rural et urbain.
« Nous avons l’impression d’être une simple variable d’ajustement. L’Éducation nationale ne résonne qu’en simple logique comptable sans prendre en compte le nombre d’élèves par classe ».
Comme un air de déjà -vu
Une décision en juin prochain
 À notre échelle nous n’avons pas assez de poids sauf montrer notre mécontentement. L’Éducation nationale ne met pas les moyens pour assurer un ensei
gnement de qualité partout. Nous
aimerions être soutenus pour offrir des conditions optimales au personnel communal, aux enfants et aux enseignants ».
La mairie a affiché son soutien en plus des députés et sénateurs ayant pris position pour défendre l’enseignement en milieu rural. En plus des affiches placardées devant l’école, une pétition est disponible sur change.org comptabilisant actuellement 124 signatures en ligne, en plus de la version papier.
D’autres actions sont en réflexion et pourront être menées après les vacances scolaires d’hiver.
Intitulée « École maternelle sarthoise recherche élèves », une annonce originale a été publiée sur le site internet de vente leboncoin.fr pour sensibiliser le plus grand nombre à la cause.
La décision sera prise au mois de juin. Mais en attendant, et pour conclure : Nous comptons sur tous les parents pour venir nous rencontrer lors de nos portes ouvertes le 16 mars prochain ».