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Sablé-sur-Sarthe. Nicolas Leroy, un triathlète à la direction du centre aquatique... |
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Nicolas Leroy est le nouveau directeur du centre aquatique du Pays sabolien depuis le 1er décembre 2022. © Ouest-France
Maître-nageur et figure du Sablé Triathlon, Nicolas Leroy, 40 ans, est le nouveau directeur du centre aquatique du Pays sabolien. Il va devoir gérer les pénuries de surveillants et la hausse de la facture énergétique.
Il n’y avait plus de directeur au centre aquatique du Pays sabolien depuis le départ de Jean-Philippe Buchot, en septembre 2022. Le poste est désormais pourvu avec le recrutement de Nicolas Leroy, qui a pris ses fonctions au début du mois de décembre 2022. Un nom et un visage connus à Sablé-sur-Sarthe, d’où est originaire ce jeune quadragénaire.
Il a eu un parcours de haut niveau dans le triathlon, qu’il continue de pratiquer au club sabolien avec la casquette de coach. Côté professionnel, ce sportif a été longtemps maître-nageur à Paris, puis responsable d’un centre aquatique en région parisienne. Il est ensuite revenu dans la région en intégrant le Décathlon de Laval, il y a quatre ans, où il fut notamment chargé de la communication et des réseaux sociaux du magasin.
« Un gros challenge »
Au centre aquatique du Pays sabolien, il ne manquera pas de défis. Entre les pénuries de surveillants de baignade et maintenant la hausse des coûts de l’énergie, le contexte de son arrivée est compliqué. « C’est un gros challenge, ne cache pas Nicolas Leroy. Mais je retrouve une ville où j’ai grandi. Et cette piscine est très attractive. Il y a des choses à faire », souligne-t-il.
Ça tombe bien car il sera affecté à temps plein sur site, là où son prédécesseur avait aussi la casquette de directeur du service des sports pour la Ville et l’intercommunalité. Une responsabilité désormais transférée à Céline Piron, également directrice de l’enfance. Nicolas Leroy dit vouloir « redynamiser » la piscine et « redonner l’envie d’y venir » , tout « en s’adaptant à la conjoncture » .
Une conjoncture qui rime régulièrement avec fermeture ces derniers mois. Le nouveau directeur ne fera pas de miracle : la réouverture le samedi après-midi et le dimanche matin du bassin ludique n’est « pas encore d’actualité » . Mais il compte bien « retrouver des ouvertures publiques adaptées » en commençant par le midi.
« C’est un service qui demande de travailler lorsque les gens ne travaillent pas : à la mi-journée et en fin de journée. Les maîtres-nageurs font des efforts et donnent de leur personne, sans quoi il y aurait encore moins d’ouverture », rappelle Nicolas Leroy.
Son équipe compte actuellement neuf maîtres-nageurs et maîtres-nageuses, dont une est arrivée d’Allonnes en même temps que lui. Mais deux sont en arrêt. Un recrutement est en cours pour trouver deux nouveaux surveillants de baignade, alors qu’un départ en retraite se profile et que certains sont engagés dans un processus de reconversion sous les effets de la pandémie. Pas simple.
« S’il faut enfiler le maillot de bain… »
Pour gagner en agilité, l’organisation des cours collectifs sera revue à partir de janvier. « On doit éviter de mobiliser un maître nageur pour des cours où il y a deux personnes dans l’eau », relève Nicolas Leroy. Qui n’hésitera pas non plus à mouiller le maillot. « S’il faut enfiler le maillot de bain pour une heure et maintenir des cours, je le fais », glisse-t-il.
Reste la gestion de la facture énergétique. Des efforts ont été déjà réalisés avec la baisse d’un degré dans tous les bassins ces dernières semaines : le bassin nordique est à 26 °C, celui d’apprentissage à 29 °C et le ludique à 30 °C. « On est toujours au-dessus de la moyenne d’autres piscines », assure le nouveau directeur. Pour les plus frileux, la combinaison jusqu’à mi-cuisse a été autorisée.
Au rayon des économies, la couverture du bassin nordique est réparée et de nouveau positionnée la nuit pour conserver de la chaleur. Et afin de faire d’autres évaluations sur le coût de fonctionnement, le centre restera fermé toute cette dernière semaine de l’année, jusqu’au lundi 2 janvier inclus.