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Sablé-sur-Sarthe. L’Association pour la rééducation professionnelle et sociale, qu’est-ce que c’est ?... |
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Installée tout au bout du chemin de Montreux à Sablé-sur-Sarthe, en pleine campagne, l’ARPS peut accueillir jusqu’à 120 stagiaires chaque année. © Ouest-France
Ouverte en 1974, l’Association pour la rééducation professionnelle et sociale, basée chemin de Montreux, à Sablé-sur-Sarthe, s’emploie à réintégrer des travailleurs en situation de handicap dans le monde du travail.
C’est une structure méconnue, installée dans un endroit isolé, tout au bout du chemin de Montreux, à Sablé-sur-Sarthe. L’ARPS, Association pour la rééducation professionnelle et sociale, ouverte en 1974, s’emploie à réintégrer des travailleurs en situation de handicap dans le monde du travail. Près d’une centaine de stagiaires y sont accompagnés actuellement.
Qu’est-ce que l’ARPS ?
Sous cet acronyme se cache l’Association de rééducation professionnelle et sociale. « Notre but est d’accompagner des personnes en situation de handicap pour leur permettre une intégration professionnelle et sociale », explique Flavien Charrier, le directeur adjoint de l’association. À Sablé-sur-Sarthe, depuis 1974, elle est installée en limite d’agglomération sur le chemin de Montreux.
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L’ARPS possède d’autres structures en Indre-et-Loire. « Sablé-sur-Sarthe se situe à la croisée des chemins entre Angers, Laval et Le Mans, c’est pour cela que nous sommes installés là car il n’y a pas de structures du même type en Mayenne et en Maine-et-Loire », détaille le directeur adjoint. L’ARPS est, en totalité, financée par la Sécurité sociale et s’appuie sur des médecins, psychologues cliniciens, psychologue du travail, assistantes sociales, ergothérapeute ou encore des neuropsychologues.
On y fait quoi ?
À Sablé-sur-Sarthe, l’ARPS a deux compétences : la pré-orientation et la réadaptation professionnelle. « C’est un travail d’évaluation, d’orientation et de formation. Nous sommes un établissement médico-social placé sous l’autorité de l’Agence régionale de santé (ARS), précise Flavien Charrier. Sur la partie orientation, nous élaborons un projet professionnel, on aide aussi la personne à faire le deuil de son handicap, on voit avec elle ce qu’elle peut faire ou non, on la conseille sur les pensions d’invalidité. »
L’ARPS, c’est aussi des formations. « Nous couvrons trois secteurs d’activité : le domaine du tertiaire, le bâtiment (métreur assistant ou technicien) et le maraîchage-paysage. »
À qui s’adresse cette structure ?
L’ARPS est exclusivement réservée aux personnes en situation de handicap. Il faut disposer d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) délivrée par la Maison départementale de l’autonomie pour pouvoir intégrer les parcours d’orientation ou de formation. « Actuellement, il y a entre 90 et 100 stagiaires. Certains sont en alternance. La majorité est sur un parcours de 18 mois avec deux ou trois périodes de stage. Cela débouche sur une certification ou une qualification. Nous organisons nos propres examens. »
Les stagiaires viennent essentiellement de la Sarthe, de la Mayenne ou du Maine-et-Loire. « Nous pouvons en avoir qui viennent de toute la France même d’Outre-mer. Nous avons cette capacité de proposer hébergement et restauration. »