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Rouillon. Henri Roman, un bassoniste d’exception... |
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Le soliste Henri Roman, bassoniste de l’orchestre symphonique de la Musique municipale du Mans. © Le Maine Libre
C’est une belle matinée musicale qui s’est déroulée à Vaujoubert, en présence d’un public venu en nombre.
Le programme était, il est vrai, de grande qualité, avec des œuvres emblématiques du début du XIXe siècle, l’Arlésienne, une musique de scène de Georges Bizet, la symphonie « écossaise » de Félix Mendelssohn Bartholdy, et le concerto pour basson et orchestre de Carl Maria von Weber. Cette dernière a permis au public d’apprécier la sensibilité et la virtuosité du bassoniste Henri Roman. La deuxième partie du concert a, grâce à de somptueux arrangements, sublimé des œuvres plus contemporaines, telles que « Ne me quitte pas » de Jacques Brel, et enfin « It’s not unusual », premier tube interplanétaire, qui lança la carrière du chanteur britannique Tom Jones.
Henri Roman a débuté la pratique musicale par l’apprentissage du piano, puis du violon. Mais c’est à l’école qu’il a découvert le basson, un instrument atypique. Diplômé du conservatoire d’Angoulême, puis élève au conservatoire supérieur de musique de Lyon, il en sort avec un certificat d’aptitude en 2004, après avoir obtenu au passage un premier prix de basson en 2002. Une carrière de musicien aux quatre coins du monde s’en est suivie auréolée de nombreuses récompenses internationales. Depuis septembre 2021, il est responsable des actions musicales à l’Éducation nationale et dans le cadre de la politique de la ville pour le conservatoire du Mans.