|
Qui a mis le panneau de la commune à l’envers ?... |
1
Photo prise à 12 h 55 à l’entrée de Sablé sur la route D138 © Photo Le Maine Libre
Un des panneaux d’entrée de ville de Sablé-sur-Sarthe a été retrouvé à l’envers ce samedi 11 novembre 2023. Le mystère sur l’identité de l’auteur du retournement et ses raisons est entier.
Qui donc est à l’origine de cette farce ? Le panneau signalant l’entrée de la ville de Sablé près du viaduc en arrivant de Solesmes est à l’envers. C’est ce qu’ont découvert, surpris, des automobilistes ce samedi 11 novembre 2023.
Des agriculteurs ?
Ce n’est pas le premier panneau d’entrée de ville à se retrouver ainsi tête en bas. Fin octobre, dans le Tarn, quelque 300 communes en ont été victimes.
Derrière le côté cocasse de l’affaire, se cachait en réalité une action des agriculteurs voulant exprimer leur ras-le-bol. « Il faut à la fois qu’on produise de l’alimentation, il faut qu’on produise de la biomasse, il faut qu’on décarbonne, qu’on lutte contre le changement climatique, surtout sans râler… Et en même temps, on ouvre les frontières à des tas de produits qui ne répondent pas aux normes auxquelles nous, on est soumis », expliquait ainsi Céline Imart, agricultrice du Tarn à TF1 pour justifier l’action. Dans d’autres départements, les agriculteurs ont
Pour le moment, impossible de savoir si le retournement du panneau de Sablé-sur-Sarthe répond à la même démarche et est l’œuvre des agriculteurs du coin.
Les panneaux de Sablé volés en 2011
En 2011, au début du mois de mai, deux panneaux indicateurs de la ville de Sablé-sur-Sarthe avaient été volés. Ils avaient ensuite été retrouvés à la mi-juin… en Bretagne, au Méné-Bré, un site panoramique des Côtes-d’Armor. Posés bien en vue contre la chapelle Saint-Hervé, ils étaient tagués SAB pour désigner le groupe breton Stourm ar Brezhoneg (le combat de la langue bretonne) qui a revendiqué, avec le groupe d’intervention pour la réunification, le vol des panneaux d’entrée et de sortie de ville de Sablé-sur-Sarthe et de La Roche-sur-Yon.
Ces deux villes avaient été ciblées en raison de leurs anciens maires : le Premier ministre François Fillon pour la première et Jacques Auxiette, président de la région Pays de la Loire pour la seconde, le groupe estimant que « le gouvernement comme la région des Pays de la Loire [restaient] sourds » à leurs revendications.