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Quête du Souvenir français : « Pour que les soldats ne meurent pas deux fois »... |
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À l’entrée principale du cimetière Saint-Thomas, à La Flèche (Sarthe), Jean-Claude Ménard, vice-président du comité fléchois du Souvenir français, a présenté l’opération aux bienfaiteurs. © Ouest-France
En ce week-end de la Toussaint 2025, le Souvenir français a mené sa 107e quête annuelle dans les cimetières du Pays fléchois (Sarthe).
En poste samedi après-midi 1er novembre 2025, à l’entrée principale du cimetière Saint-Thomas de La Flèche (Sarthe), Jean-Claude Ménard, vice-président du comité fléchois du Souvenir français, aime communiquer. Voilà plus de vingt ans qu’il participe à la quête et s’entretient avec les passants pour leur expliquer à quoi serviront les dons.  La quête du Souvenir français du 1er novembre consiste à honorer la mémoire de celles et ceux qui sont morts pour la France et dont les sépultures, pour la plupart, se trouvent dans les cimetières communaux et carrés militaires.Â
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Cette année revêt un caractère particulier puisqu’elle célèbre le 110e anniversaire de la loi instituant la notion de « Mort pour la France ». Elle trouve son origine en pleine Première Guerre mondiale, conflit qui a emporté près de 1 500 000 vies côté français, et fut instituée le 2 juillet 1915 pour que  l’état civil enregistre à l’honneur du nom de celui qui a donné sa vie pour le pays un titre clair et impérissable à la gratitude et au respect de tous les FrançaisÂ
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Gardiens et passeurs de mémoire
Se relayant sur plusieurs jours, ils sont ainsi sept membres du comité à s’être déployés sur les sites de La Flèche, Luché-Pringé, Le Lude et La Chapelle-d’Aligné, où des troncs fixes permettaient de recueillir les oboles.
Pour l’ensemble du week-end de la Toussaint, ce sont un peu plus de 400 € qui ont été récoltés pour cette 107e quête annuelle.
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Outre l’entretien régulier des tombes et stèles, le comité fléchois a participé, en 2024, à une rénovation d’ampleur du carré militaire, qui a vu le jour en 1923 au cimetière Saint-Thomas. Il sensibilise de son mieux au devoir de mémoire,  pour que les soldats ne meurent pas deux fois »,
comme le souligne Jean-Claude Ménard.