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En Sarthe, le Souvenir français poursuit sa quête mémorielle... |
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Le 17 février 2024, Daniel Leroy, le président du Souvenir français de Solesmes, et Pascal Lelièvre, le maire de la commune, ont déposé une gerbe devant l’ancienne demeure de Marguerite Aron, écrivaine morte pour la France. © Ouest-France
Depuis sa création, en 1887, le Souvenir français œuvre pour la commémoration des conflits ayant concerné la France mais aussi à l’entretien des tombes de tous ceux déclarés « morts pour la France ». Josiane Poupon est déléguée de l’association dans la Sarthe.
« Le Souvenir français n’est pas une association d’anciens combattants » : Josiane Poupon, la déléguée départementale de la Sarthe, atteste que son organisation demeure ouverte à tous ceux qui veulent entretenir la mémoire combattante française. « Dire que nous veillons à l’entretien des tombes est trop restrictif. Nous intervenons aussi dans les établissements scolaires, nous organisons des sorties pour les élèves. Le Souvenir français honore tous les morts pour la France, y compris des civils comme les Justes ou les résistants. »
Vols de plaques funéraires
La déléguée départementale confirme que le phénomène a été observé dans la Sarthe. « On a parfois retrouvé des plaques émaillées de la Première Guerre mondiale dans des brocantes ou des salles de ventes. Au siège, à Paris, nous avons quelqu’un qui surveille ce qui est mis en vente sur les sites. »
Dans une réponse faite en 2021 à un sénateur, le ministère des Armées avait spécifié qu’une classification comme biens culturels n’était pas envisagée : « Le grand nombre de plaques funéraires et leur production en série ne milite pas pour une protection particulière. » Le ministère précisait toutefois qu’« Eu égard à la dimension mémorielle, un dépôt de plainte est à favoriser, afin que les services compétents puissent identifier et poursuivre les auteurs de ces actes de vol et de recel. »
Entretenir les tombes
En 2021, l’association a lancé la veille mémorielle. Josiane Poupon et son adjoint rencontrent des maires pour leur expliquer comment l’association peut intervenir. « Dans les petites communes en général, les maires sont très réceptifs même s’il s’agit de sépultures familiales. Dans les grandes villes, ils ont besoin de place… » Le Souvenir français veut éviter qu’au moment où des tombes sont relevées, des restes de combattants soient déposés dans une fosse commune et tombent dans l’oubli. « Quand il s’agit d’un grand cimetière, notre idéal est de refaire une tombe commune où l’on met tous les restes, ceux de la famille et du soldat. Sur la pierre tombale, on ne mentionne que le soldat. À charge pour les municipalités de tenir un registre pour les personnes qui veulent faire des recherches généalogiques. »