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Protestations après des propos de l’ambassadeur américain sur le droit d’Israël à occuper des terres... |
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L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, a choqué les pays arabes par ses déclarations sur le droit de l’État hébreu à mettre la main sur une partie du Moyen-Orient. © JAAFAR ASHTIYEH / AFP
Lors d’un entretien accordé au podcast du journaliste conservateur Tucker Carlson, l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a suggéré que l’État hébreu pourrait revendiquer un droit sur un territoire couvrant une grande partie du Moyen-Orient, déclenchant la colère de plusieurs pays arabes.
Plusieurs pays arabes ont protesté samedi 21 février 2026 après des propos de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, Mike Huckabee, qui a affirmé que selon la tradition biblique, Israël aurait un droit sur des terres s’étendant sur une large partie du Moyen-Orient.
Mike Huckabee, ancien pasteur baptiste et fervent partisan de l’État hébreu, nommé au poste d’ambassadeur en 2025 par le président Donald Trump, était interviewé par le commentateur conservateur américain Tucker Carlson.
Dans un podcast diffusé vendredi, Tucker Carlson a interrogé l’ambassadeur sur son interprétation d’un verset de la Genèse selon lequel Israël aurait des droits sur les terres situées « entre le Nil et l’Euphrate », s’étendant donc de l’Égypte à l’Irak et à la Syrie.
« Je pense que c’est exact. Et cela engloberait en gros tout le Moyen-Orient », a déclaré M. Huckabee.
« Ce serait bien s’ils prenaient tout », a-t-il ajouté.
Plusieurs pays arabes ont vivement condamné ces propos.
L’Arabie saoudite les a qualifiés d’« irresponsables » et « dangereux », tandis que la Jordanie a dénoncé « une atteinte à la souveraineté des pays de la région ».
Menace pour la paix
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a « réaffirmé qu’Israël n’avait aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés, ni sur aucune autre terre arabe ».
L’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, a déclaré sur X que les propos de Mike Huckabee « contredisaient le rejet par le président américain Donald Trump du projet d’annexion de la Cisjordanie » par Israël.
Ces déclarations constituent une « violation flagrante des principes du droit international », a tancé le Koweït, tandis que le sultanat d’Oman a estimé qu’elles « menaçaient les perspectives de paix, la sécurité et la stabilité de la région », selon des communiqués distincts de leur ministère des Affaires étrangères.
Samedi, l’ambassadeur américain a publié deux messages sur X pour préciser sa position sur d’autres sujets abordés lors de l’entretien, dont la définition du sionisme, mais il n’est pas revenu sur ses propos concernant le contrôle par Israël de territoires du Moyen-Orient.
Ces déclarations interviennent alors qu’Israël multiplie les mesures visant à accroître son contrôle sur la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.
Israël a annexé Jérusalem-Est et une partie du plateau syrien du Golan.