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Pourquoi la FNSEA appelle-t-elle à « une grande journée d’action » le 26 septembre prochain ?... |
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À bord de leurs tracteurs, des agriculteurs membres du syndicat de la FNSEA, ont roulé sur le périphérique de Cholet (Maine-et-Loire), le 30 décembre 2024. © Archives Ouest-France
Le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) a annoncé, dimanche 14 septembre 2025, une « une grande journée d’action » le 26 septembre. Cette journée de mobilisation vise à dénoncer l’accord sur le Mercosur et les droits de douane américains.
La journée d’action du 26 septembre , à laquelle appelle le président de la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), vise à dénoncer l’accord sur « le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres » , a indiqué Arnaud Rousseau au Journal du dimanche. Cette mobilisation, aux contours encore flous, se déroulera à travers toute la France.
L’accord UE-Mercosur dans le viseur de la FNSEA
L’hostilité de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs (JA) envers l’accord de libre-échange entre des pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne n’est pas nouvelle. Le sujet était déjà l’un des principaux motifs de mobilisation survenus au cours de l’année 2024 en France.
Avec cette nouvelle mobilisation, le président du syndicat met une nouvelle fois en avant la demande de mise en conformité des « importations inter nationales » vis-à-vis des normes françaises. « Tous ces produits qui entrent sur notre territoire et que nous ne voulons pas voir dans nos assiettes, car ils sont dangereux pour la santé et pour l’environnement ! » a-t-il pointé auprès du Journal du dimanche.
Cet accord UE-Mercosur, validé début septembre par la Commission européenne, doit désormais être soumis à l’approbation des États membres. Il prévoit notamment de permettre à l’UE d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay.
Lire aussi : Crise agricole : quelle est la réalité des échanges commerciaux entre la France et le Mercosur ?
Une protestation contre les droits de douane américains
Les droits de douane américains sont également dans le viseur de la FNSEA. Mi-août, les producteurs et les exportateurs français de vins ont appris l’échec des négociations pour exempter leurs produits des 15 % de droits de douane américains.
Si la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a assuré que « la situation ne peut en rester là » , les professionnels du secteur s’inquiètent et redoutent des effets néfastes à court terme. La Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) français avait exprimé son « immense déception », prédisant de « grosses difficultés » pour la filière, alors que les États-Unis représentent de loin leur premier marché, avait pointé auprès de l’Agence France-Presse Christophe Chateau, du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux.
« Une vision et un cap » attendus
Les projets du syndicat augmentent la pression sur le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, qui doit déjà faire face à une journée de manifestations et de grève lancée par les syndicats français pour le 18 septembre.
Interrogé sur ce qu’il attendait de Sébastien Lecornu, le syndicaliste a par ailleurs déclaré : « J’attends de Monsieur Lecornu ce que j’attendais déjà de ses prédécesseurs : une vision et un cap pour apporter des réponses à une agriculture travaillée par le doute, en nous donnant les capacités d’entreprendre, afin de garantir la souveraineté du pays, en particulier sa souveraineté alimentaire. »