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Possible fermeture de classe : dans cette petite commune sarthoise, c’est l’incompréhension... |
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« École en danger, Non à la fermeture de classe » : les parents d’élèves de l’école de Thorée-les-Pins ont installé une pancarte dès qu’ils ont appris la nouvelle de la menace de la fermeture d’une classe. © Ouest-France
Concernée par une possible fermeture de classe à la rentrée scolaire 2024, l’école de Thorée-les-Pins, près de La Flèche (Sarthe), entend se mobiliser contre cette décision de l’inspection académique.
On marche sur la tête ! On est déçu et on ne comprend pas »,
s’écrie Joël Lelarge, maire de Thorée-les-Pins, petite commune voisine de La Flèche, dans le sud de la Sarthe. Le sentiment qui habite la mairie et l’école est la stupeur depuis l’annonce des 50 potentielles fermetures de classes en Sarthe pour la rentrée prochaine.
L’école passerait de quatre classes à trois alors que les effectifs vont augmenter à la rentrée. C’est vrai que l’an dernier nous avons eu plus de départs que d’entrées, mais ce n’est pas le cas pour septembre. Nous avons déjà enregistré 70 inscriptions »,
explique le maire.
Cinq CM2 quitteront l’école en juin, mais ce sont déjà 12 entrants qui sont prévus. Dès que l’annonce est tombée, nous avons fait du porte-à-porte pour inciter les familles à inscrire leurs enfants. Ils ont tous joué le jeu et nous soutiennent afin d’éviter la fermeture »,
ajoute Amandine Duguet, adjointe chargée des affaires scolaires.
Lire aussi : En Sarthe, 50 classes pourraient fermer : « On a besoin de porter ce combat tous ensemble ! »
Depuis vingt ans la population de Thorée-les-Pins n’a jamais baissé, nous attaquons la 3e tranche du lotissement et, en septembre 2025, nous ouvrirons notre MAM (maisons d’assistantes maternelles). Que des points en notre faveur et qui font que nos effectifs scolaires ne peuvent qu’augmenter. La rentrée 2025 verra aussi plus d’entrées que de sorties. Nous sommes dans une dynamique qui va dans le bon sens »,
ajoute Joël Lelarge.
« C’est le serpent qui se mord la queue ! »
Passer à trois classes impliquerait une classe de triple niveau avec un grand nombre d’élèves. Le risque c’est de perdre des enseignants refusant la configuration mais aussi des familles inquiètes par cette perspective et qui mettraient leurs enfants dans le privé. C’est le serpent qui se mord la queue ! »,
précise Amandine Duguet.
Apparemment, tous ces arguments ne semblent pas être pris en compte par l’inspection académique. On se demande sur quels critères ils se basent. On a l’impression que ça se fait au hasard car ils refusent de prendre en compte le nombre d’inscrits pour septembre. Ils ne prennent pas non plus en considération les problèmes de la ruralité. Dans nos écoles nous avons aussi de nombreux enfants à difficulté pour qui des classes surchargées seraient désastreuses. On ne pense pas à eux »,
conclut l’élu.