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En Sarthe, de nombreuses classes en sursis dans les écoles rurales : « On va rester combatifs »... |
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La première mouture de la carte scolaire en Sarthe, pour la rentrée 2024, prévoit 50 fermetures dans le département, dont 38 en milieu rural. (Illustration). © Fotolia
Quelle rentrée en septembre 2024 dans les écoles publiques rurales de la Sarthe ? La première mouture de la carte scolaire prévoit 50 fermetures dans le département, dont 38 en milieu rural. Mamers et ses environs pourraient être les plus touchés.
À la rentrée de septembre 2024, les communes rurales de la Sarthe pourraient perdre un nombre important de classes. C’est en tout cas ce que laisse apparaître la première version de la carte scolaire – qui est amenée à évoluer – et qui prévoit 50 fermetures, dont 38 en milieu rural.
Et un secteur s’avère particulièrement concerné. La circonscription de Mamers, du moins telle qu’elle existe au sens de l’Éducation nationale. Là , ce sont onze classes qui se trouvent en sursis. Une pour chacune des communes suivantes : Ancinnes, Arçonnay, Fresnay-sur-Sarthe, Vivoin, Maresché, Saint-Rémy-des-Monts / Saint-Vincent-des-Prés (RPI), Saint-Marceau et Saint-Paterne – Le Chevain.
Trois classes en danger à Mamers
À Mamers, ce sont trois classes que les services de l’Éducation nationale pourraient décider de fermer. « C’est trop, ce n’est pas possible ! », réagit Frédéric Beauchef, maire et par ailleurs président de la communauté de communes du Maine Saosnois. L’élu, qui assure « rester combatif », espère bien « faire valoir ses arguments. On continue à en discuter [avec les services], on a des arguments à faire valoir. Pour Mamers, mais pour tout le milieu rural de manière générale. Ce n’est pas parce que l’on n’est pas en Rep+ (Réseau d’éducation prioritaire, NDLR) qu’on n’a pas aussi des difficultés. »
Philippe Martin, président de la communauté de communes voisine Haute-Sarthe Alpes mancelles, n’en pense pas moins. « On ne peut que déplorer de telles mesures, quand on ne cesse de prôner la ruralité. » Bien que l’école ne soit pas du ressort de sa collectivité, il se tient « aux côtés des municipalités et des parents d’élèves. Une école, c’est primordial dans nos communes, un vrai facteur d’attractivité et de dynamisme. »