|
Opposés au sujet de la commune nouvelle, sept élus démissionnent dont le maire... |
1
Debout : Alain Morançais et Annie Menou. Assis : Jean-Philippe Renaudin, Béatrice Ragot et Odile Boulidard. © Le Maine Libre
En conférence de presse ce vendredi 27 septembre 2024 à Lavernat (Sarthe), cinq conseillers municipaux ont démissionné. Le maire Alain Morançais ainsi que la première adjointe Annie Menou ont également adressé leur démission au préfet. Au début du mois, deux autres avaient déjà quitté le conseil municipal.
Le 4 septembre 2024, le conseil municipal de Lavernat en faveur de la fusion avec Montval-sur-Loir (7 voix pour et 4 contre). Une décision qui avait déjà mené à la démission de deux élues, faisant perdre au conseil plus du tiers de ses membres. Une élection partielle était déjà prévue en novembre pour le compléter.
Ces démissions rendent irréalisable le projet de commune nouvelle au 1er janvier 2025 et renvoient cette décision à une date indéfinie. En effet, une commune nouvelle ne peut être créée l’année précédent le renouvellement des conseils municipaux.
Des démissions en série
Alain Morançais, le maire de Lavernat, avait prévenu que s’il n’y avait pas de commune nouvelle, il se retirerait. Par solidarité avec lui, sa première adjointe, Annie Menou, a également adressé sa démission au préfet, ainsi que cinq conseillers municipaux (Odile Boulidard, Béatrice Ragot, Stéphane Hamard, Sébastien Hurteloup et Jean-Philippe Renaudin).
La Préfecture accepté la démission des cinq conseillers mais n’a pas encore donné sa réponse concernant celles du maire et de sa première adjointe. En fonction de celle-ci, le conseil municipal n’est plus composé à ce jour que de deux ou quatre personnes (seuls Clément Leroux et Hélène Leroy qui sont opposés à la commune nouvelle ne sont pas démissionnaires).
«Nous devons nous unir»
Vendredi 27 septembre 2024, en conférence de presse, Alain Morançais a rappelé les raisons pour lesquelles il souhaite la commune nouvelle :  Notre budget n’est que de 400 000 € dont 105 000 € pour le SIVOS, cela ne nous permet pas d’avoir des projets alors que la commune nouvelle nous permettait entre autres de percevoir 90 000 € pendant trois années. Nous avons de moins en moins de dotations et nous gérons juste le quotidien. Nous devons nous unir. Lors des réunions publiques, notamment celle avec les parents d’élèves, les avantages de la commune nouvelles ont été expliqués ».
Les cinq conseillers démissionnaires ainsi qu’Alain Morançais et Annie Menou ne se présenteront pas à ces prochaines élections. Les modalités du scrutin dont le nombre de conseillers à élire (11 ou 13) seront connus la semaine prochaine. « Comment sera gérée la commune ainsi que ces élections ? Est-ce que les habitants se mobiliseront et comment s’exprimeront-ils alors que lors des réunions publiques nous avons été menacés et insultés ? » font partie des inquiétudes des élus démissionnaires.