|
Oizé. Aux vergers Leroy, on travaille la terre depuis 1824... |
1
L’exploitation s’est largement modernisée depuis sa création en 1824. Mais la récolte des pommes se fait toujours à la main. © Ouest-France
Pierre et Simon Leroy ont repris l’exploitation familiale il y a une dizaine d’années à Oizé (Sarthe). En écrivant une nouvelle page de la longue histoire du site fondée il y a huit générations, en 1824.
L’exploitation agricole de la famille Leroy est presque bicentenaire. Huit générations se sont succédé aux manettes du site, consacré, à l’origine, à la polyculture avant de dévier, doucement, vers le maraîchage.
Aujourd’hui, on y élève pommes, poires et légumes sur une grosse trentaine d’hectares. L’essentiel de cette production est écoulé localement (80 % dans les Pays de la Loire, 50 % en Sarthe, à Oizé), notamment pour réduire notre empreinte environnementale
, glisse Pierre Leroy.
Aux vergers, on fabrique également du jus de pommes, de la gelée, de la compote, du cidre, du vinaigre de cidre. Là aussi, un choix écolo : Ça permet d’optimiser les produits abîmés et de limiter les pertes
, insiste le gérant. Une gamme loin d’être marginale : elle représente environ 10 % du chiffre d’affaires.
Avec 3 à 4 000 tonnes produites chaque année, le verger, selon Pierre Leroy, est une structure moyenne dans la Sarthe
. Ses clients : centrales d’achats, grossistes, collectivités et particuliers.
Lire aussi : REPORTAGE. La fabrique de la pomme : dans les coulisses des vergers Leroy à Oizé, en Sarthe
Moderniser pour grandir
Pour exister face aux « gros » exploitants du secteur, Pierre Leroy a largement modernisé le site depuis qu’il en a repris les rênes, il y a une dizaine d’années. En automatisant une partie de sa production pour soutenir son envie de monter en puissance
, par exemple.
En développant la vente directe et la vente en ligne, également. Un secteur qui représente, aujourd’hui, 25 % du chiffre d’affaires (5 % auparavant). On a jusqu’à 500 commandes chaque jour en ligne
, indique le trentenaire.
Enfin, en mettant l’accent sur des méthodes plus écolos. Une partie de la production est passée en bio, avec des traitements naturels uniquement. Une autre est écoresponsable, avec l’idée de limiter l’utilisation de produits phytosanitaires (70 % en moins en 15 ans).
Pour porter ces évolutions, les vergers Leroy ont aussi recruté : de 7 ou 8 salariés
quand il a pris la main, Pierre Leroy gère aujourd’hui une équipe de 45 personnes en moyenne toute l’année
.