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Municipales 2026. Impôts locaux et financement des services publics : les propositions des candidats au Mans... |
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Parmi les impôts locaux scrutés par les électeurs, la taxe foncière © Photo d’illustration - Archives Presse Océan - Simon Torlotin
La question de la fiscalité, des modes de financement des services publics, est au cœur des préoccupations des Mancelles et des Manceaux. Voici ce que les candidats des sept listes en lice pour la mairie du Mans suggèrent.
Depuis le début de la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Le Maine Libre revient sur les principaux dossiers qui comptent pour les électeurs. La culture, la sécurité, le commerce mais aussi les impôts locaux et le financement des services publics.
Sur ce dernier thème, les sept candidats à la mairie du Mans ont fait leur proposition, que voici.
Les propositions des candidats
Maël Brillant - « Le Mans ville humaine » (LFI)
« Notre stratégie repose sur la justice sociale sans augmenter la taxe foncière. Nous financerons notre programme par le redéploiement budgétaire : arrêt des grands projets inutiles. En passant à la tarification progressive de l’eau (gratuité des besoins vitaux, taxation du luxe) et en optimisant le Versement mobilité des grandes entreprises, nous protégeons le budget des familles. »
Stéphane Le Foll - « Le Mans nous rassemble » (PS, PRG, Place publique)
« Durant ce mandat, les taux d’imposition de la métropole du Mans n’auront pas été augmentés et ce, malgré les difficultés que nous avons rencontrées. Après un point d’augmentation pour la Ville en début de mandat, nous avons équilibré nos budgets sans aucune autre augmentation des taux. L’objectif que je fixe pour l’avenir est également celui d’une modération fiscale avec une augmentation des taux sur l’ensemble du mandat de 0,75 % au maximum, correspondant à la ligne qui avait été celle de Jean-Claude Boulard. Nous parviendrons ainsi à poursuivre les investissements en même temps que nous maîtrisons notre fiscalité et notre équilibre budgétaire. Le Mans vient d’ailleurs d’être classé 8e des 50 plus grandes villes et agglomération de France pour la qualité de ses comptes. »
Marietta Karamanli - « L’Union pour Le Mans » (PC, Écologistes, collectif Fraternel’Mans)
« Après une forte hausse des dépenses, une augmentation de la dette et une dégradation de notre capacité à rembourser, pendant ces six dernières années, nous proposons de limiter les dépenses superflues et d’orienter nos moyens vers le développement durable, l’équilibre entre quartiers et la solidarité entre générations. Nous procéderons à un audit des finances communales en toute transparence et nous établirons les choix utiles à la suite. Nous mènerons une politique de modération fiscale en tout cas. »
Arnaud Rabette - « Le camp des travailleurs » (Lutte ouvrière)
« La fiscalité locale est un rouage d’un système taillé pour le grand patronat. Les communes vivent des impôts des habitants, tandis que les grandes entreprises accumulent richesses et exonérations. De son côté, l’État réduit les dotations et impose l’austérité : les collectivités augmentent alors les impôts ou réduisent les services. Au final, l’argent public finance des cadeaux au patronat et aujourd’hui des dépenses militaires. Seules les mobilisations des travailleurs imposeront d’autres priorités. »
Benjamin Sainty - « Reprendre Le Mans aux politiciens professionnels » (Révolution permanente)
« Nous défendons une fiscalité radicalement au service de la jeunesse, des travailleurs et des classes populaires : annulation des taxes injustes pesant sur les plus précaires, financement par une contribution des grandes entreprises, des banques et des multi-propriétaires, transparence totale sur l’usage des fonds publics, contrôle des budgets par les habitants et mobilisation des ressources - dont réquisitions - pour le logement et les services publics. »
Olivier Sasso - « Le Mans, nouveau cap ». Les Républicains, UDI, Horizons
« Aucune hausse d’impôts et de taxes durant le mandat. Notre projet est ambitieux pour l’avenir du Mans : investir pour renforcer l’attractivité, créer de l’emploi et adapter la ville aux transitions climatique, démographique et numérique. Ne pas investir aujourd’hui coûterait plus cher demain. Ces choix seront financés par une gestion exigeante du fonctionnement courant : audit de gestion, réduction des dépenses et évaluation de l’efficacité et de l’intérêt public de chaque euro dépensé. »
Victoria de Vigneral - « Rassemblement pour Le Mans » (RN)
« Aucune hausse des taux d’impôts. Un audit financier indépendant sera lancé dès le début du mandat. Chaque dépense sera évaluée pour supprimer les gaspillages et renégocier les contrats. Les économies réalisées financeront des investissements utiles, réduiront la dette et préserveront le pouvoir d’achat des Manceaux avec l’objectif d’une baisse des taux locaux d’imposition, dès que cela sera possible. »