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Mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre : un plan d’action se met en place dans la Sarthe... |
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Environ cinquante personnes, dont des ex-Gilets jaunes, se sont rassemblées sur le parking des Jacobins au Mans pour imaginer des actions possibles pour la journée du 10 septembre 2025. © Ouest-France
Au Mans, une cinquantaine de personnes s’est réunie aux Jacobins, vendredi 29 août 2025. But du jeu : échafauder un plan d’action pour le mouvement « Bloquons tout », prévue mercredi 10 septembre 2025.
« Je vais faire passer le micro parmi vous et on verra les propositions qui vont sortir. » Perché sur les premières marches d’un escabeau, au fond du parking des Quinconces du Mans, vendredi 29 août 2025, Jean-Claude passe la parole « à qui veut bien la prendre ». Cet ex-Gilet jaune, âgé de 83 ans, se tient face à une cinquantaine de personnes rassemblées pour décider quels types d’actions peuvent être mis en place pour le mouvement social « Bloquons tout » prévu mercredi 10 septembre. « En sachant que ces actions peuvent rester secrètes jusqu’au dernier moment », confie Jean-Claude.
Devant les mairies, le 8 septembre
« Déjà avant le 10, il y a le 8 septembre. On peut se mettre devant les mairies pour fêter le départ de Bayrou, propose un autre ex-Gilet jaune domicilié à La Ferté-Bernard. Et puis le 10, nous devons être immersifs en se regroupant dans plusieurs endroits pour que les flics aient du mal avec nous. Et si possible, dans les endroits les plus populaires. »
Une autre ancienne Gilet jaune suggère quant à elle de ne choisir qu’un seul endroit, tôt le matin « pour qu’on se rende compte de combien on est. » Elle lance à la cantonade l’idée de se rendre à La Gèmerie, à Arnage, dans l’agglomération sud du Mans. « Car on peut partir par des chemins si on est encerclés et il y a la rocade qui nous dessert », dit-elle.
Une manifestation est également envisagée dans la journée au Mans. « L’objectif est qu’on fasse du bruit et qu’on organise la grève générale également dès lendemain », lâche une enseignante. « Il faut aussi être prêts à se mobiliser dans les établissements », poursuit une étudiante de l’université du Mans.
Au terme de ce rassemblement, un vote de l’assemblée est proposé. Pour l’instant, l’idée d’un seul rassemblement semble se dessiner. À la Gèmerie. Quelle heure ? 6 h, 7 h, 8 h… Difficile de se mettre d’accord. « Venez quand vous voulez », finit par dire Jean-Claude. « On pourrait même venir la veille et on plante les tentes », lance une militante.
Le groupe valide également la suggestion d’une assemblée générale qui aurait lieu, « sur place » au terme de la manifestation envisagée. Pour décider des actions à mener au-delà du 10 septembre.