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1 000 ans de La Ferté-Bernard : l’essor de la ville à la fin du Moyen-Âge... |
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Notre-Dame-des-Marais, joyau de La Ferté-Bernard, érigée entre le XVe et le XVIe siècle. © Ouest-France
La Ferté-Bernard va beaucoup évoluer à partir de la fin du Moyen-Âge, à l’issue de la guerre de Cent ans. C’est à cette période qu’elle connaît les constructions les plus remarquables comme l’église Notre-Dame des Marais, un vrai bijou patrimonial.
C’est après la guerre de Cent ans que La Ferté-Bernard (Sarthe), ville qui fête son millénaire, va connaître son important développement dans l’Histoire. Partout dans l’Ouest, les occupations anglaises vont s’accompagner de destructions et désorganisations économiques. La Ferté n’échappe pas à cette réalité et sera occupée entre 1425 et 1426 avant d’être reprise. La guerre prend fin dans la seconde moitié du XVe siècle et le Maine se reconstruit. « C’est une période de prospérité économique », raconte l’historien et guide conférencier du Perche, Julien Hardy.

Porte Saint-Julien est un vestige de la fortification construite après la guerre de Cent ans et adaptée à la nouvelle artillerie du XVe siècle. Ouest-France
Des constructions de la Renaissance
La Ferté-Bernard renaît de ses cendres. C’est une enceinte en pierre qui va être reconstruite. La porte Saint-Julien, remarquable vestige dans le cœur de ville, est érigée en 1480. Les halles aux toiles et aux grains, qui se trouvent actuellement place de la Lice, font la fierté des habitants. L’économie est prospère. Témoins de cette époque, les maisons à colombages, avec tour d’escalier, existent encore rue d’Huisne, la rue Carnot et place de la Lice…

Les Halles aux toiles et aux grains, devenues salle des fêtes puis espace d’exposition, ont fait la prospérité des habitants de la ville. Ouest-France
« C’est aussi à cette époque que la construction de Notre-Dame-des-Marais commence, en lieu et place de la petite chapelle qui appartenait à la paroisse de Cherré, explique le guide conférencier. Elle était devenue église paroissiale au XIVe siècle mais elle doit être agrandie. » La reconstruction va donc débuter dans la deuxième moitié du XVe siècle, « mais va prendre, à partir des années 1520, une ampleur considérable. Notre-Dame-des-Marais va devenir un chef-d’œuvre architectural et son chœur est une construction emblématique de la Renaissance. » L’importance du monument donne à Notre-Dame-des-Mariais des airs de cathédrale.

De la fin du Moyen-Âge, restent des maisons à colombages remarquables. Ouest-France
Au XVIIe siècle, la ville se renforce encore avec la création de nouveaux couvents dont celui des Filles Dieu, actuelle école Notre-Dame. Les édifices existent encore partiellement. Le bourg s’étant densifié, les maisons sortent peu à peu de l’enceinte historique. Entre canaux et vestiges du Moyen-Âge, la ville attire un vaste tourisme à la découverte de la petite Venise de l’ouest.