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Mathilde Panot (LFI) demande à ce que le collectif Némésis « soit tenu en dehors » de leurs meetings... |
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Mathilde Panot, responsable des députés de la France Insoumise, souhaite que le collectif Némésis soit tenu au dehors des meetings de son parti, afin d’éviter de nouveaux drames. © Stéphane Geufroi / Ouest-France
Par la voix de la responsable de ses députés, la France Insoumise a demandé que le collectif Némésis soit tenu à l’écart des futurs meetings de LFI. Une déclaration qui n’a pas plu au mouvement identitaire.
La cheffe des députés Insoumis Mathilde Panot a demandé lundi 16 février 2026 à ce que le collectif identitaire Némésis « soit tenu en dehors » de leurs « meetings » ou « manifestations », au risque que cela finisse « mal », dans un contexte éruptif après l’agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.
« Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations. Sinon ça va mal finir », a prévenu Mme Panot sur LCP.
Mort de Quentin Deranque à Lyon : @MathildePanot a dénoncé sur LCP une instrumentalisation du drame visant à "marginaliser" LFI.#DirectAN A lire ??https://t.co/OhrWeFRJ5q
— LCP (@LCP) February 16, 2026
Selon le collectif Némésis, proche de l’extrême droite et se revendiquant féministe, Quentin Deranque était chargé d’assurer la sécurité de plusieurs de ses militantes venues manifester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le gouvernement a pointé la possible implication du groupe antifasciste dissous « La Jeune garde » dans cette agression mortelle.
Colère de Némésis
« S’il y a des gens ex-Jeune Garde qui se trouvent dedans, j’appelle à ce qu’ils soient punis », mais « cela n’a rien à voir avec nous », a protesté Mme Panot, alors que LFI est sous le feu des critiques pour ses liens présumés avec cette association dont émane un de ses députés, Raphaël Arnault.
« Je pense que la manière dont ce drame est instrumentalisé est lamentable politiquement et vise à marginaliser La France insoumise », a-t-elle insisté.
Cette prise de position a cependant suscité l’ire de la fondatrice de Némésis Alice Cordier, qui sur X a interpellé Mme Panot : « Que sous-entendez-vous par + ça va mal finir + ? […] Vous nous menacez de mort ? »
« Ce n’est pas ça la démocratie Mathilde Panot », a embrayé le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu.
« Chacun a le droit de s’exprimer sans risquer sa vie parce que vos amis de la Jeune garde ont décidé de tuer. Nous sommes des démocrates, nous n’empêchons personne de s’exprimer, vous feriez mieux de vous reprendre illico », a-t-il souligné sur X.