|
Luché-Pringé. Un prêtre nigérian est arrivé pour l’été... |
1
Logé dans le presbytère de Luché-Pringé, le prêtre a reçu un vélo pour ses déplacements. © Ouest-France
Le père Alfred Emeka Nwoye est arrivé à Luché-Pringé (Sarthe) début juillet, pour aider les curés locaux. Il y célébrera plusieurs messes jusqu’à la fin du mois puis continuera son action à La Flèche durant tout le mois d’août.
Pour la deuxième année consécutive, le prêtre Alfred Emeka Nwoye, anglophone, est en mission dans la Sarthe pour la période estivale. Le père Christian de Halgouët, en poste à La Flèche, est à l’origine de cet échange qui permet à des prêtres africains d’apprendre le français en assurant des remplacements de vacances dans les paroisses avoisinantes.
À 48 ans, le père Alfred Emeka Nwoye est professeur de théologie au Nigéria. Il enseigne dans l’un des plus importants séminaires d’Afrique : le Bigard Mémorial Seminary d’Enugu.
Une vocation au sacerdoce et à la vie religieuse
« Enfant, j’ai su que je voulais être au service des hommes. Je souhaitais devenir médecin pour soigner les corps, mais à l’âge de 12 ans, mes études au petit séminaire ont été décisives avec l’apprentissage spirituel et la méditation. La découverte de l’âme a suscité en moi une vocation croissante au sacerdoce et à la vie religieuse », confie-t-il.
Pour parfaire son enseignement et poursuivre son parcours, le prêtre nigérian souhaitait apprendre le français afin d’enseigner et de prêcher en Afrique francophone, en Europe ou au Canada. « J’ai ressenti le besoin de prier en français, au fur et à mesure que j’assimile la langue et toutes ses subtilités, je saisis mieux la forme plus discrète, plus personnelle et contemplative que prend la foi dans votre culture, comme en I’Italie et en Autriche, remarque l’homme d’Église. En Afrique, c’est très différent. Les messes sont longues et très animées, dans un élan commun avec des chants et des danses. »
Une bonne intégration avec les paroissiens
Logé au presbytère, père Alfred, comme l’appellent déjà les Luchois, s’est très facilement intégré dans le village où les paroissiens l’ont accueilli chaleureusement. Ainsi, samedi 8 juillet, il a pu participer au dîner de rue organisé par l’Association culture et patrimoine de la commune. Chacun y a fait sa connaissance car il a pris la peine de faire le tour de toutes les tablées, engageant des conversations à bâtons rompus avec les habitants. On y parlait de la vie de la de paroisse, de foi, mais aussi de culture, etc.
Souvent convié à la table des Luchois, le prêtre apprécie beaucoup la cuisine française et la générosité des paroissiens qui lui ont procuré un vélo pour ses déplacements.