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Loir-en-Vallée. Le temps se distend aux Moulins de Paillards... |
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Aux Moulins de Paillard, Shelly de Vito explique aux visiteurs la notion du temps qui s’étire dans la salle des dessins de quadrants solaires. © Ouest-France
Shelly de Vito, directrice artistique du Centre d’arts contemporains, Les Moulins de Paillard évoque l’exposition, Flinch, où tout est question de distorsions temporelles.
Trois questions à …
Shelly de Vito, directrice artistique du centre d’art contemporain Les Moulins de Paillard.
Qui êtes-vous et que faites-vous aux Moulins de Paillard ?
Je m’appelle Shelly de Vito, originaire de New Yor, et je suis directrice artistique du centre d’arts contemporains Les Moulins de Paillard. Avec James Porter, nous sommes arrivés en 2010. Depuis, nous faisons venir des artistes du monde entier ainsi que des locaux. On organise des expositions, mais également de la danse, de la musique, des conférences… On accueille des artistes en résidence. À travers l’art contemporain, on organise des activités avec les établissements scolaires et les Ehpad. On fait beaucoup de rencontres intergénérationnelles.
D’habitude, on travaille avec les artistes sur place, mais, pour cette nouvelle exposition, toutes ces œuvres existaient déjà et nous les avons réunies à cette occasion.
Quel est le thème de cette exposition ?
Cette exposition a été baptisée Flinch. Cela veut dire sursauter. Sept artistes sont exposés. Dans la première salle, on découvre les cadres du Libanais Walid Raad sur des photos finish de courses hippiques. En face, des cimaises vides supportent des œuvres invisibles qui symbolisent huit femmes de l’école d’art du Bauhaus, absentes des livres d’histoire et ignorées par leurs contemporains. La pièce suivante accueille des dessins de cadrans solaires qui mettent en valeur ce qui ne se voit pas, l’ombre.
Il y a également des films et des vidéos diffusés en continu…
Game-over, le film de Francis Alÿs, montre la force de la nature face aux machines. Une voiture fonce dans un arbre. Au bout d’un certain temps, on constate que des végétaux ont poussé à l’intérieur, créant un refuge pour les animaux. Le suivant est de Werner Herzog. Il évoque le phénomène optique que sont les mirages. Il y a également un court-métrage de Katinka Bock et un film d’Éric Baudelaire, tourné dans le métro parisien. Dans cette exposition, on sous-divise le temps et l’espace, jusqu’à l’infini.
Jusqu’au dimanche 20 octobre, aux Moulins de Paillard. Visites guidées, sur rendez-vous. Réservations sur : contact@moulinspaillard.com ou au 06 80 23 25 64.