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Les prospectives budgétaires de la collectivité s’améliorent... |
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La présidente de la communauté de communes Orée de Bercé-Belinois, Nathalie Dupont, et le directeur des services, Olivier Pinault, ont présenté les perspectives budgétaires. © Ouest-France
Les élus de la communauté de communes Orée de Bercé-Belinois ont scrupuleusement étudié les recettes et les dépenses, lors du débat d’orientation budgétaire, fin mars 2023. Mais des taxes vont peut-être augmenter.
Les élus de la communauté de communes Orée de Bercé-Belinois (Sarthe) ont étudié les recettes et les dépenses, fin mars 2023, lors du débat d’orientation budgétaire. Nathalie Dupont, la présidente, répond à nos questions.
Quel est le contexte général et quelles sont ses conséquences financières prévisibles sur les ménages ?
Ce sont des conséquences sanitaires et économiques de la crise du Covid-19, le déclenchement de la guerre en Ukraine, les mesures gouvernementales et de l’inflation. La croissance 2022 a été de 2,7 %, la prévision pour 2023 est de + 1 %. Les financements de l’État sont en hausse. La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises est remplacée par une fraction de TVA. Les produits fiscaux des ménages et des entreprises seront de 1 443 600 € en 2023. La prospective montre la faiblesse relative de notre taux de taxe foncier bâti. Il nous faut absolument continuer à revaloriser ce taux, en le passant par exemple à 3,5 % en 2024, 4 % en 2025, puis 4,5 % en 2026.
Quels sont les budgets de la communauté de communes ?
La communauté de communes compte un budget général et cinq budgets annexes : l’enfance et la jeunesse, la gestion des déchets, l’assainissement des eaux usées et deux zones d’activités. Le budget général synthétise l’économie du territoire. Il a plus de recettes fiscales, plus de dépenses en personnel et ses investissements favorisent la transition énergétique et les logements sociaux. Celui de l’enfance et la jeunesse voit ses services à la hausse, les déchets subissent la loi du marché des matières recyclables, la protection de l’eau entraîne de nombreux travaux et les zones d’activités tardent à se remplir.
Quelles sont les prospectives jusqu’à 2027 ?
Le budget général de fonctionnement de 2023 montre un taux d’épargne de 13,55 %. Il est préconisé un taux d’au moins 10 %. L’épargne brute baisse mais reste à plus de 10 % jusqu’en 2024, elle descend pour finir à 8,24 % en 2027 malgré une hausse du taux de foncier bâti. Cela devra être corrigé, car elle conduit à une épargne trop faible, et ne permet pas d’autofinancement suffisant pour les investissements.
Le financement est positif jusqu’en 2025, puis négatif en 2026. Nous n’avons pas la capacité de financer tous les investissements. Les élus devront choisir ou trouver des nouveaux financements. Des incertitudes pèsent sur les dépenses d’investissement : les ombrières de la piscine, l’opération Bunti, les logements sociaux et les fonds de concours.
La capacité de désendettement indique le nombre d’années de remboursement de la dette. L’État préconise moins de dix ans, notre collectivité le pourra jusqu’en 2027. Ce qui représente une dette en moyenne par habitant de 220 €.