|
Les prix du pétrole et du gaz européen flambent, le gouvernement étudie « tous les scénarios » pour aider les Français... |
1
France, Auch, 8 mars 2026. Illustration, station-service, prix des carburants, essence sans plomb et gazole. © JEAN-MARC BARRERE / Hans Lucas via AFP
Le baril de pétrole a flambé, ce lundi 9 mars, et brièvement tutoyé les 120 dollars. Cette envolée historique est provoquée par la prolongation de la guerre conflit au Moyen-Orient et le blocage persistant du détroit d’Ormuz. Dans la foulée, le gaz européen a bondi de 30 %.
Au dixième jour du conflit au Moyen-Orient, ce lundi 9 mars 2026, les marchés de l’énergie restent suspendus aux développements au Moyen-Orient, où le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole et gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé. Cette nuit, le baril de pétrole a flambé de 30 %, tout comme le gaz européen, qui este encore très loin des niveaux atteints en 2022 au début de la guerre en Ukraine, où il avait dépassé les 300 €.
Alors que la flambée sans précédent des cours pénalise déjà les consommateurs américains, Donald Trump a rapidement réagi sur son réseau Truth Social, déclarant que ce coup de chaud était un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde ».
Du jamais vu
Ce matin, le baril de West Texas Intermediate (WTI, référence du marché américain), s’envolait de 15,51 %, à 104,96 dollars. Plus tôt dans les échanges asiatiques, il avait flambé de plus de 30 % à 119,48 dollars.
Depuis le début de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, le WTI s’est apprécié de quelque 60 %, du jamais vu sur une période aussi courte.
Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gonflait de 17,42 % à 108,82 dollars, après avoir dépassé 119 dollars. Même l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui avait vu le baril grimper jusqu’à 130,50 dollars début mars 2022, n’avait pas provoqué de mouvements aussi violents.
Lire aussi : Pour faire baisser le cours du pétrole aux États-Unis, Donald Trump rouvre les vannes russes
« Trop tôt » pour évoquer des aides aux Français
Il est « trop tôt » pour parler de nouvelles aides à l’achat de carburant, a déclaré sur RTL la ministre déléguée à l’Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
« Je le redis, nous étudions tous les scénarios », a-t-elle déclaré, interrogée quant à la possibilité de mettre en place des aides ciblées face à la hausse des prix de l’essence et du gasoil à la pompe. Le recours aux réserves stratégiques est une « option envisagée » par le G7, selon une source au sein de l’exécutif, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé dimanche 8 mars « un plan exceptionnel de 500 contrôles » dans les stations-service, afin d’éviter les abus.
Source : Maville.com