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Législatives 2024. « J’attends un cap politique », Jean-Carles Grelier pas certain de se représenter... |
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Le député (majorité présidentielle) Jean-Carles Grelier se donne encore deux jours de réflexion maximum pour annoncer s’il se représente dans la cinquième circonscription. © Archives Le Maine Libre Denis LAMBERT
Jean-Carles Grelier, député (majorité présidentielle) de la cinquième circonscription de la Sarthe, se donne le temps de la réflexion après la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée le dimanche 9 juin 2024. Pour les futures élections législatives (30 juin - 7 juillet), l’homme attend une clarification de la ligne politique du gouvernement.
Comme beaucoup d’autres, Jean-Carles Grelier a été pris de court. Quelques minutes avant l’annonce officielle d’Emmanuel Macron peu après 21 heures ce dimanche 9 juin 2024, le député de la 5e circonscription de la Sarthe réagissait aux résultats des Européennes auprès du Maine Libre sans se douter que la dissolution de l’Assemblée nationale allait être prononcée dans la foulée.  J’ai compris en écoutant Gérald Darmanin sur un plateau de télévision dire qu’il n’avait pas peur de retourner dans les urnes.Â
Le couperet est ensuite tombé.
« Je ne négocie rien »
Ce lundi 10 juin, Jean-Carles Grelier, qui fait partie de la majorité présidentielle mais n’est pas encarté chez Renaissance, n’a encore rien annoncé. Et pour cause :  Je me donne un peu d’air pour prendre de la hauteur et réfléchir
, confie-t-il. Je n’ai pas pris la décision de me représenter ou pas. Je dois considérer si ma candidature a du sens face au Rassemblement national (RN) que j’ai combattu toute ma vie. Je ne négocie rien. Actuellement, je consulte surtout mes amis et les élus du territoire.Â
Surtout, l’ancien membre des Républicains (LR) attend une clarification de la part du chef de l’État.  J’attends une ligne, un cap politique, une orientation claire. Par exemple, où est la ligne directrice en matière de santé de la part du gouvernement ? Aujourd’hui, je ne sais pas.Â
Avant d’asséner cette formule :  Vous savez, quand on ne sait pas où on emmène les Français, il ne faut pas s’étonner qu’ils aillent vers d’autres rives.Â
« Le risque pèse partout »
Combien de temps se donne Jean-Carles Grelier pour annoncer sa décision ? Encore un jour et demi ou deux
, avance-t-il. Si je repars, ce sera avec ma suppléante Anne Beauchef. Si je me représente, je veux être le plus utile possible.Â
Le Rassemblent national peut-il remporter la cinquième circonscription et battre Jean-Carles Grelier ?  Il y a un vrai risque, oui
, concède-t-il sans détour ni langue de bois. C’est un mouvement de fond. Aujourd’hui, les gens sont prêts à voter pour une étiquette politique même s’ils ne connaissent absolument pas le candidat qui se présente. 93 % des communes en France ont placé Jordan Bardella en tête. Le risque pèse partout et il faut aussi le prendre en compte.Â