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Le prix Renaudot 2024 attribué à Gaël Faye : « Jacaranda » sera réimprimé à La Flèche... |
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L’imprimerie fléchoise Brodard et Taupin imprime le prix Renaudot 2024. © archives Le Maine Libre
L’imprimerie Brodard et Taupin, à La Flèche, réimprimera le Prix Renaudot 2024 attribué à Gaël Faye : « Jacaranda », une fiction sur la reconstruction du Rwanda après le génocide.
Imprimer le prix Renaudot devient une habitude et une tradition chez Brodard et Taupin. La distinction a été attribuée ce lundi 4 novembre à Gaël Faye pour son livre « Jacaranda ». L’ouvrage fera donc l’objet d’un retirage pour anticiper la demande : la fabrication a lieu à La Flèche. La production commence cette nuit
, précise la directrice de Brodard et Taupin Virginie Hamm-Boulard.
Ce livre est une fiction sur la reconstruction du Rwanda après le génocide survenu dans ce pays d’Afrique en 1994. L’imprimerie fléchoise en a déjà tiré 300 000 depuis sa sortie en août dernier (le nombre de ventes est, lui, confidentiel). C’était déjà un succès de librairie avant l’obtention du prix
remarque la directrice.
Lors de ce retirage, l’institution fléchoise est chargée de la majorité des exemplaires, une petite partie étant imprimée cette fois par un de nos confrères
, selon Mme Hamm-Boulard.
Le Goncourt « Houris » de Kamel Daoud est, lui, imprimé par l’imprimerie Firmin-Didot, dans l’Eure, autre établissement de l’entreprise CPI.
De nombreux prix imprimés à La Flèche
L’imprimerie sarthoise avait déjà fabriqué le prix Renaudot 2023 « Les insolents » d’Ann Scott, et auparavant ceux de 2022, « Performance » de Simon Liberati ou encore de 2015, « D’après une histoire vraie » de Delphine de Vigan.
L’imprimerie fléchoise a également été chargée par le passé du prix Goncourt « Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andrea en 2023 (du moins, d’une petite partie des exemplaires), de « La plus secrète mémoire des hommes » de Mohamed Mbougar Sarr en 2021, ou encore d’« Au revoir là -haut » de Pierre Lemaître en 2013 et de « L’art français de la guerre » d’Alexis Jenni en 2011. Sans oublier les prix Médicis « La tentation » de Luc Lang en 2019 et « L’Idiotie » de Pierre Guyotat en 2018.