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Le Mans. Un premier bilan en demi-teinte pour les soldes : Covid-19 et télétravail en cause... |
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Ventes privées, télétravail, Covid-19, le bilan à mi-parcours des soldes est en demi-teinte pour les commerçants du centre-ville du Mans (Sarthe). © Ouest-France
Les soldes ont débuté mercredi 12 janvier 2022. Un bilan à mi-parcours plutôt mitigé pour les commerçants du centre-ville du Mans (Sarthe) malgré un meilleur démarrage que l’année dernière. Les soldes continuent jusqu’au mardi 8 février 2022.
« La conjoncture entre Covid-19 et télétravail n’est pas en faveur des soldes », estime Amélie, salariée à Mango, magasin de vêtements pour femmes au Mans (Sarthe).
Depuis le lancement des soldes, mercredi 12 janvier 2022, « c’est plutôt calme. Il y a un petit rebond depuis une semaine, pointe Catherine Sasso, gérante de l’enseigne pour hommes Klubb, Globalement, c’est mieux par rapport à l’année dernière. »
« Mais le climat anxiogène n’est pas bon pour le commerce. Quand il y a beaucoup de télétravail, il y a moins cette envie de sortir, de s’apprêter. »
Depuis le Covid-19, la gérante a créé un site internet « qui m’aide en période de soldes. Les clients regardent le site. Avant de venir, ils ont fait leur présélection ».
En magain, « plus compliqué que sur le web »
Rue des Minimes, le constat est le même. « Cette année, les soldes sur le web donnent bien. Dans le magasin, c’est plus compliqué. Mais on avait anticipé. On a moins de stocks en magasin mais plus de commandes. On est toujours en dessous du chiffre d’affaires d’avant le Covid-19 mais on se maintient », constate Patricia, responsable du magasin de chaussures Bocage qui pense que la fin des soldes sera également calme.

« Il y a moins de fréquentation mais les clients sont acheteurs » selon Estelle Boiron, gérante des boutiques Le boudoir de Lily et Agate, situés dans le Passage du commerce au Mans (Sarthe). Ouest-France
« Ça va se faire différemment mais ça va se faire »
Passage du commerce, Estelle Boiron, gérante du magasin Le boudoir de Lily et d’Agate a le même sentiment. « Il y a un manque de fréquentation mais les gens qui viennent sont acheteurs, explique-t-elle en précisant, On a fait un peu plus que l’année dernière. »
D’autant que selon elle, « entre ceux qui ont le Covid-19, ceux qui sont en attente dans les queues pour se faire tester, on ne travaille qu’avec ¼ de la population. »
À quelques pas de là , pour Dominique Garreau est gérante de Repères, magasin de vêtements pour hommes, « On verra à la fin des soldes mais je suis plutôt confiante. Je pense que je ne vais pas perdre grand-chose. Ça va se faire différemment mais ça va se faire », nuance-t-elle.
Du côté de Yellow Store, magasin de vêtements pour femmes, le bilan est plus positif. Pour le magasin qui a deux ans, « ça s’est très bien passé, mieux que l’année dernière. On a quasiment fini le stock des soldes », se réjouit Bintou Aubier, gérante de Yellow Store. « Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir communiqué plein de choses sur les réseaux sociaux. Et puis le bouche-à -oreille fait le reste. »
Au-delà du Covid-19, les ventes privées ont également leur part dans ce bilan mitigé selon Catherine Sasso, qui est également présidente de l’association des commerçants Manséa : « On le dit chaque année mais c’est plus ce que c’était. Les soldes sont un peu détruites par les ventes privées à répétition des grandes chaînes. Ça tue le petit commerce. »