|
Le Mans. Trottinettes et vélos électriques, lignes de bus étendues… C’est la rentrée de la Setram... |
1
Jérôme Mazuay, directeur marketing et développement des mobilités à la Setram, fait le point sur la rentrée du gestionnaire des transports publics du Mans et son agglomération. © Ouest-france
Quelles nouveautés attendent les utilisateurs de la Setram, le gestionnaire des transports publics au Mans (Sarthe) et dans son agglomération ? Vélos, trottinettes, bus, tram… On fait le point sur les services proposés.
Gel des tarifs, abonnements, agrandissements de lignes de bus mais aussi diversification de l’offre de mobilités avec l’arrivée des trottinettes électriques… La rentrée de la Setram, le gestionnaire des transports publics au Mans (Sarthe) et dans son agglomération, annonce quelques nouveautés. Entretien avec Jérôme Mazuay, directeur marketing et développement des mobilités.
Première bonne nouvelle pour les usagers de la Setram, le gel des tarifs est maintenu cette année ?
Oui, depuis 2022 ils ne bougent pas. C’est une volonté de Le Mans Métropole, par rapport à la situation inflationniste, de créer une sorte de bouclier pouvoir d’achat.
L’abonnement pour les étudiants, qui avait diminué d’environ 20 % depuis 2021, lui aussi ne varie pas. Il faut aussi savoir que les transports sont gratuits pour les moins de 10 ans. Mais entre 5 et 10 ans, il est nécessaire de se créer une carte à l’Espace mobilités.
La grande nouveauté, c’est l’arrivée de 100 trottinettes électriques…
On veut l’expérimenter sur le même modèle que le vélo, en location longue durée. On verra si cela fonctionne et trouve son public. Le lancement aura lieu dans les prochaines semaines, mais la date n’est pas encore arrêtée. La liste d’inscriptions n’est donc pas encore ouverte.
Beaucoup de villes, comme Paris, cherchent plutôt à les faire disparaître du paysage. Pourquoi ce choix ?
La grande différence, c’est que nous ne serons pas sur du libre-service, avec une trottinette qu’on laisserait un peu n’importe où. Là, elle sera neuve, louée et attribuée à une personne qui doit en prendre soin, qui paye une caution, un abonnement. Ça fonctionne, c’est ce qui est observé avec nos vélos. Il y aura aussi tout un temps d’explication sur les bonnes pratiques d’utilisation lors de la location.
Les vélos électriques, eux, ont toujours la cote ?
On a une flotte de plus de 4 200 vélos, dont la majorité est électrique. Ça cartonne toujours, avec autant de demandes. Mais le temps d’attente a bien baissé car 1 500 vélos rejoignent le parc de location. On en a déjà reçu un peu plus d’un millier, ce qui nous permet de répondre à la demande. Aujourd’hui le délai d’attente est estimé entre 2 à 3 mois, contre un pic jusqu’à six mois par le passé.
Vous allez aussi développer le service Resa + du côté d’Allonnes ?
On duplique ce service à la demande, déjà actif du côté d’Antarès et du Technoparc, mais cette fois à la zone du Monné, à Allonnes. C’est une très grande zone d’activités d’environ 1 500 emplois, qui était trop loin pour faire la connexion à pied avec la ligne Tempo T3, mais trop proche pour imaginer une nouvelle ligne de bus. C’est le maillon intermédiaire qui va permettre de desservir ce secteur, avec de la souplesse dans les horaires puisque le service fonctionne de 6 h 30 à 20 h 30.
Resa + ne s’adresse qu’aux salariés ?
Non, pas nécessairement. Zone du Monné c’est davantage l’objectif, mais pour Antarès par exemple, on avait aussi des jeunes sportifs qui l’utilisaient pour se rendre au stade de la Pincenardière ou des clients qui voulaient aller dans les zones commerciales proches.
Quelques changements sont attendus du côté des lignes de bus…
Sur deux lignes principalement. La ligne 16, qui s’arrêtait au Lycée Sud, va être prolongée de deux arrêts jusqu’à la Californie. Notamment pour pouvoir proposer aux salariés du site des MMA une liaison directe avec la gare. Et une nouveauté aussi sur la ligne 31, pour aller desservir l’intégralité de la rue d’Isaac, quartier du Villaret.
La Setram recrute des conducteurs. Quels sont les besoins ?
On a toujours des besoins assez importants. Cette année cela tourne autour d’une quarantaine de conducteurs. Les profils ayant le permis D, transport de personnes, se font de plus en plus rares, alors on ouvre le recrutement à ceux qui ne l’auraient pas et on travaille avec des organismes pour financer les formations et les intégrer s’ils l’obtiennent.
Chez nous, un salarié débute toujours en tant que conducteur de bus. Mais peut, au fil de son évolution, être amené à conduire le tramway. C’est une formation exclusivement interne, puisqu’on ne peut être habilité à ne conduire que sur les lignes sur lesquelles on a eu l’examen.
Samedi 16 septembre 2023, Job dating pour le recrutement de conducteurs. Sur inscriptions sur le site de la Setram, www.setram.fr