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Le Mans. Nicolas Roudaut crée des chaussures intemporelles et élégantes1 |
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Le Mans, lundi 23 novembre 2020. Nicolas Roudaut a créé trois modèles de chaussures pour femmes. © Photo Le Maine Libre – Yvon LOUÉ
Spécialiste des chaussures orthopédiques, Nicolas Roudaut a lancé sa marque de chaussures artisanales, Alberine.
Alberine est née il y a un an. Mais Nicolas Roudaut, Manceau d’adoption depuis 15 ans, travaillait sur le projet depuis déjà une année pour créer trois modèles : la derbie Raymond, la Richelieu Simone et la Chelsea B. Ils sont en vente sur son site internet à des prix allant de 165 à 185 €.
Pour ce spécialiste des chaussures et podo-orthésiste diplômé, il lui semblait essentiel de s’attaquer à des incontournables. Ce sont des intemporels. Les premiers que l’on apprend à l’école.
Alberine vient d’Albertine, le prénom de son arrière-grand-mère. Simone, c’était sa grand-mère. Et Raymond est un hommage à Raymond Massaro, bottier officiel de Chanel. Il était le président de la Chambre syndicale nationale des podo-orthésistes
, rappelle Nicolas Roudaut.
Les prototypes ont été refaits chacun entre sept et huit fois. Je voulais que le chausson soit à ma convenance
, assure ce dernier. Les collections ont été réalisées dans des ateliers portugais. Il n’y a que là -bas qu’il existe encore une industrie de la chaussure. C’est un ami à moi qui avait des contacts sur place.
Le cuir quant à lui vient d’Italie. C’est du cuir de veau. C’est le meilleur. Ce n’est pas évident de trouver un cuir sans défaut
, assure l’artisan.
Des modèles d’été et pour les hommes en projet
Pour celui qui crée depuis des années des chaussures sur mesure adaptées à différentes pathologies, se lancer dans une gamme pour le grand public était une façon d’ajouter une corde à son arc. Je suis tombé dans le milieu petit car j’ai porté des chaussures orthopédiques. J’essaie toujours de faire les chaussures les plus jolies possible
, illustre-t-il en désignant une paire de petites tennis rose à paillettes. Ce n’est pas toujours possible bien sûr.
Je? me suis dit que j’avais les connaissances et que ce n’était pas si compliqué. Je travaille dessus le soir et les week-ends
, détaille-t-il.
Nicolas Roudaut a pour but de réaliser des sandales et un modèle pour homme. Avec le confinement (lié à l’épidémie de Covid-19, NDLR), je n’aurais pas le temps pour cet été donc ce sera pour l’année suivante
, déplore-t-il.
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Bravo pour ce joli travail ... ça donne envie de mettre des chaussures .....