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Le Mans. Le marché des Maillets plaît toujours autant... |
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Alex a pris la succession de son père sur les marchés. © Le Maine Libre
Le marché des Maillets au Mans accueille, chaque mardi, des habitants du quartier et des promeneurs.
Installé depuis quatre ans à l’Oliveraie, Alex a repris le commerce de son père. On a travaillé ensemble pendant deux ans pour faire la transition
témoigne le jeune homme. Maillot du Mans FC sur le dos, ce commerçant vend différents types d’olives, des fruits secs, huiles et autres épices. Présent au marché de La Flèche, à celui des Jacobins et au Pâtis Saint-Lazare, Alex admet apprécier l’ambiance de ce marché de quartier. Les gens viennent surtout d’ici mais aussi de l’extérieur, ils sont là pour trouver des produits frais ».
Le local, gage de qualité
C’est une première, au marché des Maillets, pour Réhane et son commerce « Au p’tit panier ». Ancien commercial, l’expérience du terrain lui a donné l’envie d’être sur les marchés
explique-t-il. Ses fruits et légumes d’été, il les vend également en livraison directe. En pleine découverte de celui des Maillets, il reconnaît que ce type de marché évite aux gens de trop se déplacer, c’est pratique
.
Produit phare de la ville, la rillette est mise à l’honneur chez Pierre Gallier. Originaire de Fresnay-sur-Sarthe, cet habitué des marchés travaille sur son étal avec ses deux vendeuses. Nous, notre production, c’est 90 % d’artisanal
reconnaît le charcutier.
C’est le même constat chez Jérôme, maraîcher, qui voit un intérêt en hausse pour la vente directe : les gens aiment bien savoir ce qu’ils achètent, on peut répondre à leurs questions sur la production
.
Un contact plus direct entre clients et producteurs
Du côté des clients aussi la proximité avec les commerçants est appréciée. Les couleurs du marché ça me met en joie, surtout l’été
sourit Jean-Paul. Tout juste revenu de ses vacances, ce retraité est venu s’approvisionner en courses bien qu’il n’ait pas l’impression de dépenser trop, en passant consommer chez chaque commerçant
remarque-t-il.
Sylvie et Bruno, originaire de Sargé-lès-le-Mans, ont eux profité du soleil pour venir à vélo. On n’est pas vraiment des habitués du marché mais quand la météo le permet, c’est plus plaisant d’aller acheter au producteur
admet le couple.
Mémoire vivante
L’une des mémoires vivantes du marché des Maillets, c’est Claude, originaire de Pruillé, où il est maraîcher depuis quarante-deux ans. Sans autre salarié à son étal, il constate l’évolution du marché. À l’origine, il y avait seulement des commerçants alimentaires. Aujourd’hui, les producteurs comme nous sont moins visibles ».
Avec quatre marchés par semaine pendant l’été pour deux l’hiver, Claude se qualifie comme maraîcher amateur qui privilégie la qualité à la quantité ».

Première fois au marché des Maillets pour Réhane. © Le Maine Libre

Vingt ans de marché pour la charcuterie de Pierre Gallier (photo prise le 4 août). © Le Maine Libre

Le marché des Maillets compte une trentaine de commerçants (photo prise le 4 août). © Le Maine Libre

Même avec les masques, Sylvie et Bruno ont le sourire. © Le Maine Libre

Claude privilégie la qualité des produits à la quantité sur son étal (photo prise le 4 août). © Le Maine Libre